Le gouvernement français dénonce la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune

Le groupe Bridgestone annonce la fermeture de son usine à Béthune

Coup de massue et colère des 863 salariés de Bridgestone : l'usine de Béthune va fermer

Pour rappel, ce sont 863 salariés qui risquent de se retrouver sans emploi d'ici le deuxième trimestre 2021, période à laquelle la direction de Bridgestone a annoncé son intention de fermer l'usine de Béthune.

Ce scénario est vigoureusement contesté par le gouvernement et par Xavier Bertrand, qui ont publié dans la foulée un communiqué commun (faire rare lorsque le président de région n'est pas de la même couleur politique que l'exécutif) pour "affirmer leur désaccord total face à cette annonce", dont "ils contestent la brutalité, la pertinence et les fondements ".

"Il y a des outils très puissants qui sont mis en place par l'Etat", a souligné la ministre, en citant "l'activité partielle longue durée qui permet de protéger les emplois", et d'autres qui permettent, "dans le cadre du plan de relance", de "moderniser les outils industriels". De son côté, la direction a invoqué une surcapacité de production de pneus de voiture en Europe, mais aussi la concurrence des marques asiatiques à bas coûts.

Le groupe japonais, qui revendique le premier rang mondial sur le marché du pneu, décrit cette usine comme "la moins performante" parmi la dizaine de ses sites en Europe, mais les syndicats dénoncent un manque chronique d'investissements depuis des années. "On importe 151% de pneumatiques en France". Il souligne que d'autres sites européens du groupe nippon ont, eux, bénéficié d'investissements.

L'annonce de Bridgestone est un choc.

Le communiqué précise qu'une rencontre avec les représentants du personnel et élus du territoire sera organisée dans les prochains jours pour faire le point sur la situation et décider des prochaines étapes. Les Japonais doivent bien se marrer, et j'espère, qu'ils diront aux élus de tout poil que dans un pays où l'état met son incompétence partout, écrase les sociétés et les particuliers d'impôts pour payer ses décisions démagogiques et son armée de fonctionnaires, il faut fuir ce pays et aller en Allemagne ou en Pologne, où de plus, les gens aiment les entreprises. "Mais attention, avec des garanties pour l'avenir", a prévenu le président de la région Xavier Bertrand à l'issue de la réunion.

Ce jeudi près de 300 personnes se sont rassemblées devant le site Béthunois à l'appel de la CGT et SUD. "La concurrence est faite par notre propre groupe, par nos usines soeurs!"

Après l'émotion et la colère, l'heure est à l'organisation du combat chez Bridgestone à Béthune. Il " s'engage à mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour définir un plan d'accompagnement adapté à chaque employé", évoquant notamment des mesures de préretraites, des opportunités de reclassement interne au sein des autres activités de Bridgestone France (filiale commerciale et réseau de distribution), et des aides au reclassement externe. Valérie Pécresse, la présidente ex-LR de la région Ile-de-France, réclame elle aussi qu'on aille "récupérer les subventions" accordées à "des entreprises qui seraient vraiment des entreprises voyous".

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