FinCEN Files: cinq grandes banques soupçonnées de blanchir de "l’argent sale"

A Hong Kong l’action HSBC a touché son plus bas niveau depuis 25 ans

A Hong Kong l’action HSBC a touché son plus bas niveau depuis 25 ans.- REUTERS

Outre le fait que le groupe a été cité par l'enquête du consortium de journalistes, il pourrait essuyer des sanctions de Pékin dans le cadre de mesures de représailles contre certains pays étrangers. Selon des informations de la presse néerlandaise, la filiale de la banque en Pologne a aidé des clients à envoyer des fonds suspects en dehors de la Russie durant des années. Son action a cédé 7,66% à Paris. Il s'agit du secteur bancaire, dans le sillage de la publication des "FinCEN Files", la nouvelle enquête conduite par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), avec BuzzFeed News et 108 médias internationaux. "Dans un communiqué publié avant la diffusion de cette enquête, la police financière du Trésor américain a averti que la diffusion des rapports d'activité suspecte était un " crime " qui " peut avoir un impact sur la sécurité nationale des États-Unis ".

S'appuyant sur une fuite de 2500 documents, l'enquête a permis de découvrir que 2000 milliards de dollars (au moins) de transactions suspectes ont été effectuées entre 2000 et 2017.

Une enquête du Consortium de journalistes d'investigation accuse plusieurs grandes banques mondiales d'avoir fait transiter durant des années l'argent sale provenant de guerres contre la drogue ou encore des fortunes détournées des pays en voie de développement. A Francfort, l'action Deutsche Bank a plongé de plus de 8 % tandis que Standard Chartered, également sous le feu des projecteurs, lâchait plus de 5 % à Londres. "(.) Les autorités de tutelle peuvent aussi demander à un établissement financier de maintenir la relation client afin de permettre des investigations plus poussées", met aussi en avant UK Finance.

De son côté, HSBC présente les accusations de l'ICIJ comme anciennes et antérieures à un accord conclu sur le sujet en 2012 avec le département américain de la Justice.

ING a, pour son part, affirmé qu'elle avait cessé sa relation en 2018 avec une des entreprises incriminées pour avoir collaboré avec sa filiale polonaise, et qu'elle s'apprêtait à en faire de même avec la seconde.

"Société Générale respecte strictement toutes les réglementations des pays dans lesquels la banque est implantée".

Le Chief Executive Officer de celle-ci, Daniel Essoo, souligne d'ailleurs que pour des raisons légales, il n'est pas possible pour les banques de commenter sur les STR, rappelant que "le système international de lutte contre la criminalité financière confie aux banques la responsabilité de surveiller toutes les transactions bancaires, et, s'il y a besoin, de soumettre des déclarations d'opérations douteuses aux autorités".

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