Trump désignera samedi un nouveau juge pour la Cour suprême

Donald Trump promet une femme très talentueuse à la Cour suprême

La juge Amy Barrett pourrait succéder à Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême des Etats-Unis. Julian Velasco AFP

Mais depuis vendredi, les choses ont changé. Cinq ont été désignés par des présidents républicains, dont deux par Donald Trump depuis son investiture.

Mais de fait, les démocrates disposent de peu de recours pour empêcher cette confirmation.

Aux États-Unis, la mort d'une juge de la Cour suprême au mauvais moment peut avoir un impact radical sur les lois du pays et donc sur la vie de millions de personnes.

A la traîne dans les sondages, Donald Trump pourrait, avec la bataille pour le contrôle de la Cour suprême, re-mobiliser sa base. Une institution qui tranche, aux Etats-Unis, les principales questions de société, comme l'avortement, le droit de porter des armes ou les droits des homosexuels.

L'équilibre entre juges conservateurs et progressistes. Mais il faut savoir que celui qui fait office de président, le chief Justice John Roberts, est un conservateur plutôt modéré. Il passe d'un camp à l'autre. Les démocrates martèlent que Ruth Bader Ginsburg a laissé comme dernière volonté de ne pas être remplacée jusqu'à ce qu'un "nouveau président soit en fonction", selon la radio publique NPR. Ce ne sera pas le cas si Trump parvient à faire nommer une nouvelle juge conservatrice (le président américain a annoncé qu'il choisirait une femme).

Et Barbara Lagoa, une magistrate d'origine cubaine née en Floride, âgée de 52 ans. "Le vote final devra se tenir avant l'élection".

L'affaire ne s'annonce toutefois pas si simple. Car si le président nomme le juge, le sénat doit confirmer ce choix à travers un vote. En mars 2016, huit mois avant la présidentielle, Barack Obama avait, lui aussi, voulu nommer le juge de son choix.

D'autant que le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, n'a pas l'intention de perdre du temps. Samedi dernier, pourtant, ce même Mitch McConnel s'est empressé de dire qu'il procéderait, cette fois, à l'organisation du vote...

Quelques heures plus tard, son adversaire démocrate a reposté ce segment du discours accompagné d'un bref commentaire: "Je suis Joe Biden et j'approuve ce message". Joe Biden a également appelé les sénateurs à boycotter ce vote ou à voter contre.

Les républicains ont 53 sièges contre 47 à la chambre haute. Outre Lisa Murkowski, une autre sénatrice républicaine, Susan Collins, s'est dite opposée à un vote avant le scrutin. Ça ne s'est jamais fait dans l'histoire américaine pour une nomination mais là, si on est à 50-50, il pourrait être amené à voter. D'où une certaine "hypocrisie" dénoncée par le Parti démocrate, dont l'objectif est que le vote se déroule après la présidentielle.

Chaque État élit en effet deux sénateurs ou sénatrices, quelle que soit sa population, et puisque les États républicains sont en moyenne beaucoup moins peuplés, les voix des Américain·es vivant dans des États démocrates ont beaucoup moins de poids.

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