Pourquoi Facebook menace de fermer Instagram en Europe

Facebook envisage de quitter l'Europe s'il y a une interdiction de partage des données

Facebook menace de fermer Instagram en Europe

Cette dernière reproche à Facebook le transfert de données des utilisateurs européens vers les Etats-Unis, ce qui est désormais interdit par l'Union Européenne, qui souhaite protéger au mieux les utilisateurs des réseaux sociaux et craint une utilisation négative de ces différentes données outre-Atlantique.

Face au tollé provoqué par l'annonce, Facebook a depuis précisé dans un communiqué que son but n'était pas d'être menaçant, mais de souligner l'importance de l'échange de données pour le réseau social et le tissu économique qui s'y déploie.

Le groupe avait jusqu'à mi-septembre pour tout mettre en œuvre afin de répondre à cette demande, sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 4 % de son chiffre d'affaires annuel, soit près de 2,8 milliards de dollars.

Face aux juges en Irlande, le géant américain a déclaré qu'une décision prise par l'autorité de protection des données pourrait le forcer à se retirer d'Europe, comme le rapporte "Numerama".

L'histoire découle d'un arrêt de la Cour européenne de justice en juillet, dans lequel il reconnu l'insuffisance d'un outil jusqu'ici universellement utilisé pour transférer les données personnelles des utilisateurs européens vers des entreprises situées aux États-Unis: le soi-disant Bouclier de protection des données UE-États-Unis, un ensemble de mesures qui ont donné à l'Union la certitude que la vie privée de ses citoyens en ligne serait également respectée à l'étranger. "L'absence de transferts de données internationaux sûrs et légaux nuirait à l'économie et empêcherait le développement des entreprises du secteur des données dans l'UE", affirmait Facebook.

Au cœur de cette demande: une incompatibilité entre les lois américaines sur la surveillance des communications électroniques et les RGPD (Règlement général sur la protection des données).

Facebook a obtenu un répit puisque la demande a été gelée et l'affaire est portée auprès de la Haute Cour de justice d'Irlande, le groupe de Mark Zuckerberg est donc en train de faire valoir ses arguments, la cour devrait statuer sur le dossier en novembre. Car si les données personnelles d'utilisateurs de l'UE transitent par les Etats-Unis, il est alors impossible de garantir la même protection des données que sur le Vieux Continent, puisque les règles ne sont pas les mêmes.

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