Fermeture des bars : en zone "d'alerte renforcée", préfets et élus locaux négocient

RestrictionsMarseille demande le gel des décisions d'Olivier Véran

Fermeture officielle des bars et restaurants à Marseille

"Nous n'acceptons pas d'être l'outil d'une politique spectacle d'annonce d'un ministre qui peine à gérer ses échecs", a aussi dénoncé M. Payan, déplorant le placement de Marseille en " quasi-confinement ".

"Une catastrophe" pour la maire LR d'Aix-en-Provence Maryse Joissains, "des décisions qui manquent de discernement", pour le maire PCF de Martigues Gaby Charroux, "contradictoires et incohérentes" pour le député de Marseille et chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon. "Nous sommes dans l'incompréhension et dans la colère", s'est indigné le premier adjoint à la mairie de Marseille Benoit Payan, dans une conférence de presse donnée en milieu de matinée, jeudi 24 septembre.

Cela entraîne la fermeture totale des bars et des restaurants à partir de samedi.

Face à ces constants, la ville de Marseille "demande au gouvernement 10 jours avant la mise en place de nouvelles mesures". Selon lui, la situation sanitaire y est plus favorable qu'à Paris, classée en zone d'alerte renforcée, le niveau en-dessous de celui de Marseille. Sans doute. Mais concerter ne veut pas dire tomber d'accord.

" À un moment donné, le principe de responsabilité doit primer ".

La décision du gouvernement a aussi été vécue par le monde économique marseillais - cafetiers et restaurateurs en tête - comme "un reconfinement". Un appel à un rassemblement vendredi, devant le tribunal de commerce de Marseille, a été lancé.

" Pour la ville de Marseille, les conséquences s'annoncent désastreuses pour l'économie dans son ensemble: les bars et les restaurants sont au coeur de la vie et de la vitalité économique de nos centres-villes."

"Comment les gens vont manger?"

Sont concernés: Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Paris et petite couronne, Rennes, Rouen, Saint- Etienne, Toulouse. Les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public (plages, parcs...) seront également interdits, tout comme les fêtes locales ou étudiantes.

Si la situation ne s'améliore pas, d'autres métropoles pourraient passer à des niveaux d'alerte supérieurs, a d'ailleurs prévenu Olivier Véran.

69 départements français sur 101 sont en zone d'alerte. Idem pour le taux d'incidence des tests PCR sur 7 jours, pour la période du 12 au 18 septembre qui est plus haut à Paris (216,9 pour 100.000 habitants) que dans les Bouches-du-Rhône (206,3 pour 100.000 habitants).

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