Les animaux sauvages bientôt interdits dans les cirques itinérants

Barbara Pompili sur le perron de l'Elysée

Barbara Pompili sur le perron de l'Elysée. AFP Article Abonn

Adieu lions, tigres, ours, girafes, éléphants...

En effet, Barbara Pompilli a annoncé ni plus ni moins la fin des élevages de visons pour la fourrure d'ici 5 ans, la fin des delphinariums avec l'interdiction d'importation et de reproduction des dauphins et des orques en leur sein, mais également l'interdiction de présentation d'animaux sauvages dans les cirques itinérants.

Le gouvernement va débloquer une enveloppe de 8 millions d'euros "pour la reconversion des cirques et des personnels des delphinariums". "Vous pouvez compter sur le soutien de notre Fondation pour organiser l'accueil des animaux sauvages actuellement détenus et exploités dans des conditions indignes", a-t-elle réagi sur Twitter.

La ministre ne s'est pas engagée sur un échéancier pour les cirques, mais selon des sources de la profession reçues la semaine dernière au ministère et citées par l'AFP, elle a évoqué une transition de cinq ans. Pour rappel, la France compte trois établissements de ce genre. Et plusieurs propositions de loi ont été déposées, dont une du groupe Écologie démocratie solidarité (EDS) doit être examinée le 8 octobre à l'Assemblée. Les députés LREM se sont engagés à soutenir ce texte demain en commission, excepté les dispositions sur la chasse, a indiqué hier la marcheuse Aurore Bergé.

Un peu à la stupeur générale, la ministre de la Transition Ecologique a annoncé ce mardi matin lors d'une conférence de presse des mesures fracassantes concernant le bien-être animal. Mais d'ores et déjà, une association en pointe comme L214 a "salué" la mesure sur les visons, tout en estimant qu'elle ne faisait que "combler un retard".

Sans surprise, les annonces d'hier ont suscité l'inquiétude dans le monde des cirques "traditionnels" avec animaux, durement frappés par la crise du coronavirus, qui attirent selon leurs représentants quelque 13millions de spectateurs annuels contre un million pour le cirque "contemporain". "On est choqués. Il n'y a pas eu de dialogue, elle n'a pas voulu nous écouter". Les mesures ne concerneront que les animaux dans des cirques "en itinérance", et donc pas les autres spectacles présentant des animaux sauvages, a souligné la ministre. Que vont devenir ces animaux, notamment les 500 fauves comptabilisés par les cirques français?

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