Accord post-Brexit: Londres et Bruxelles dans la dernière ligne droite

Maros Sefcovic le 22-septembre 2020 à Bruxelles- AFP

Maros Sefcovic le 22-septembre 2020 à Bruxelles- AFP

Sans accord de reconnaissance mutuelle sur les bonnes pratiques de fabrication, quand un médicament arrivera dans l'UE, il devra de nouveau être soumis à des tests, ajoutant des coûts mais aussi des retards avant d'arriver jusqu'au patient, regrettent l'EFPIA et l'ABPI. Il devrait être approuvé sans difficulté, avant d'être soumis à l'examen de la Chambre des Lords. Il espèrent parvenir au "tunnel" de négociations, ce moment où un accord semble suffisamment proche pour se lancer dans des pourparlers à huis clos en continu.

D'après le journal, le négociateur en chef des Européens, Michel Barnier, s'attend par ailleurs à ce que son homologue britannique David Frost fournisse davantage de détails sur les quotas pour la pêche et les projets de Londres en matière de subventions.

Le gouvernement britannique semblait se diriger tout droit vers une collision potentielle avec l'Union européenne (UE) après avoir rejeté les appels de cette dernière à retirer certaines portions d'un projet de loi controversé sur le Brexit jugées contre le droit international.

Et le spectre d'un "no deal" (absence d'accord), qui ébranlerait un peu plus des économies déjà fragilisées par la pandémie de Covid-19, viendrait à nouveau hanter les esprits.

Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, et le ministre britannique des Affaires étrangères, Michael Gove, se réuniront à Bruxelles ce lundi à midi.

M. Sefcovic n'a pas hésité à réitérer cette menace lundi, maintenant que le texte britannique "s'il était adopté sous sa forme actuelle, constituerait une violation extrêmement grave" de ce protocole.

Le temps presse: le premier ministre britannique Boris Johnson a fixé la date du 15 octobre, jour d'un sommet européen à Bruxelles, pour un accord. Les Européens se sont eux donné jusqu'à fin octobre.

Le texte revient à certaines dispositions relatives aux douanes et aux aides publiques pour la province britannique d'Irlande du Nord pour éviter le retour d'une frontière avec la République d'Irlande, garantie essentielle pour le maintien de la paix. sur l'Ile.

Les Européens, qui ont accéléré leurs préparatifs en vue d'une sortie sans accord le 31 décembre à minuit, alors que les négociations sur les futures relations notamment commerciales avec le Royaume-Uni patinent, réclament le retrait complet de ce projet de loi.

Un accord sur la pêche permettre aux Européens de continuer à pêcher dans les eaux britanniques, très riche en poissons, peut également être trouvée - même si Londres a tenté un compromis lors du tour préliminaire. Le Slovaque a cependant exclu que le sujet puisse torpiller les discussions commerciales: "Jamais ce ne sera l'UE qui provoquera la fin des négociations sur le futur partenariat". Nous devons donc tenir compte des intérêts différents des autres États membres et faire preuve de solidarité. Un autre a démenti "toute tension et toute division" entre les 27.

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