Décès de l’émir du Koweït à l’âge de 91 ans

L'émir du Koweït cheikh Sabah al Ahmad al-Sabah et le président libanais Michel Aoun

L'émir du Koweït cheikh Sabah al Ahmad al-Sabah et le président libanais Michel Aoun

L'émir du Koweït, cheikh Sabah Al-Ahmad al-Sabah, est mort mardi 29 septembre, a annoncé le palais royal de ce riche pays pétrolier du Golfe. Le ministre des Affaires étrangères yéménite Mohammed al-Hadhrami a ainsi présenté ses "sincères condoléances à nos frères du Koweït", tandis que le porte-parole des Houthis, Mohammed Abdelsalam, a écrit que les rebelles "n'oublieront jamais le rôle [de l'émir] en faveur des négociations de paix (.) ni son amour du Yémen".

À nous d'assurer une information de qualité et à vous, cher lecteur, de nous soutenir en vous abonnant. La télévision au Koweït avait interrompu ses programmes et diffusé des versets du Coran avant l'annonce officielle.

Le fils de cheikh Sabah ainsi que l'ancien vice-Premier ministre Nasser Sabah al-Ahmed al-Sabah, un poids lourd de la politique koweïtienne, figurent en bonne place pour être désignés prince héritier.

Son hospitalisation en juillet avait précédé celle du roi Salmane d'Arabie saoudite, 84 ans, qui avait quitté l'hôpital, après y avoir passé 10 jours et subi une ablation de la vésicule biliaire. "Les Koweïtiens ont apprécié sa capacité à garder l'émirat en dehors des conflits et rivalités régionaux", ajoute l'experte. Son arrivée au pouvoir de la pétromonarchie marque la fin d'une crise politique sans précédent. Considéré comme un libéral, notamment sur les réformes économiques et sociales qu'il a menées et les droits des femmes, il a toutefois écarté la légalisation des partis politiques.

La normalisation reste très impopulaire au sein de la société koweïtienne, qui soutient largement le consensus arabe qui faisait du règlement du conflit israélo-palestinien la condition à toute normalisation avec Israël.

Tout au long de son règne, Cheikh Sabah Al Ahmad Al Jaber Al Sabah a mené le Koweït sur le chemin de la stabilité et de la modernité. Il a ensuite vécu la tourmente de l'invasion de son pays par les troupes de Saddam Hussein en 1990 et les crises au sein du Conseil de coopération du Golfe, dont la dernière autour du Qatar.

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