Premiers résultats des enchères 5G : Free fait la plus petite demande

Source de nombreuses controverses la 5G n'a rien à voir avec le Covid-19

Source de nombreuses controverses la 5G n'a rien à voir avec le Covid-19 − GEORGE FREY AFP

Les demandes cumulées de blocs des candidats (13 blocs de 10 MHz) étant strictement supérieures au nombre de blocs disponibles (11 blocs de 10 MHz), l'enchère n'est pas finie.

Ce débat politique enflammé, marqué par la menace de plusieurs collectivités locales d'entraver le futur déploiement de la 5G, peut-il avoir un impact sur le comportement des opérateurs lors des enchères? Une deuxième journée qui a vu les quatre acteurs camper sur leurs positions initiales.

Remplir les caisses de l'État sans ruiner les opérateurs, tel est l'équilibre délicat recherché par les enchères pour l'attribution des fréquences de la 5G, qui ont démarré ce mardi 29 septembre, sous la supervision de l'Arcep. Techniquement, la 5 G doit utiliser d'abord la bande allant de 3,4 à 3,8 gigahertz (GHz) sur le spectre électro/magnétique des différentes bandes de fréquences. Au terme de la seconde journée, le prix unitaire du bloc de fréquences est désormais fixé à 111 millions d'euros, après un total de treize tours.

L'attribution des fréquences devrait durer une dizaine de jours.

Seuls quatre tours d'enchères se sont déroulés lors de cette première journée, alors que le maximum prévu par l'Arcep, le régulateur des télécoms et organisateur des enchères, est de huit tours par jour. SFR et Bouygues Telecom demandent quant à eux trois blocs chacun. Enfin, bon dernier, Free semble vouloir jouer la prudence sur la 5G et ne s'est positionné que pour deux blocs de fréquence.

" Le principe de ces enchères, c'est qu'elles doivent être totalement secrètes (...) donc mes objectifs, mes contraintes financières, vous pensez bien que je ne vais pas les rendre publics", a déclaré Stéphane Richard, PDG d'Orange, lundi à l'occasion d'une visite dans la première usine française équipée d'antennes. Une fois le nombre total de blocs demandés atteignant 11, cette première phase sera terminée.

Pour rappel, les enchères sur la 5G ne concernent pour l'heure que l'attribution des bandes de 3,4 à 3,8 GHz, soit la 5G "sub-6", en dessous des 6 GHz. Pour réduire le nombre de demandes, l'autorité administrative prévoit donc d'augmenter progressivement la valeur de chaque bloc. Il ne s'agit donc pas des ondes millimétriques qui arriveront plus tard en France. L'Arcep souhaite toutefois éviter l'apparition de trop fortes disparités entre les réseaux 5G des opérateurs.

Les choses se compliquent alors quelque peu.

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