Un projet de loi sur les "séparatismes" présenté en décembre — France

Macron exhorte au réveil républicain face au séparatisme islamiste

Séparatismes : ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron

Il a continué son discours en expliquant une réalité très dure sur le quotidien des enfants déscolarisés; "Parfois ils ne reçoivent aucune éducation, mais ils vont dans des structures qui ne sont nullement déclarées".

"La France doit s'" attaquer au séparatisme islamiste", a déclaré ce vendredi matin le président français lors d'un discours aux Mureaux, banlieue dite sensible de la région parisienne.

[Offre limitée] Spécial rentrée. A partir de la rentrée 2021, l'instruction à domicile sera "strictement limitée, notamment aux impératifs de santé", selon le président de la République.

"L'instruction à l'école sera obligatoire pour tous dès l'âge de 3 ans".

Le chef de l'État a lui-même reconnu qu'il s'agissait là "sans doute" d'une des décisions "les plus radicales depuis les lois de 1882 et celle assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969".

Aujourd'hui, plus de 50.000 enfants suivent l'instruction à domicile. "Chaque semaine des recteurs et rectrices trouvent des cas d'enfants totalement hors système". "Chaque mois, des préfets ferment des +écoles+, souvent administrées par des extrémistes religieux", a-t-il ajouté, évoquant des parents d'élèves qui refusent de mettre leurs enfants au cours de musique ou à la piscine. On ne sait néanmoins pas si cela concerne les écoles privées sous contrat.

Emmanuel Macron a affirmé que "toute association sollicitant une subvention auprès de l'État ou d'une collectivité territoriale" devrait signer un "contrat de respect des valeurs de la République" représentant une "charte de la laïcité".

"Pour que la France puisse pallier ce manque, Emmanuel Macron a affirmé avoir "convenu avec le Conseil français du culte musulman", principal interlocuteur des pouvoirs publics, "que, d'ici à 6 mois au plus tard" ce dernier finalise un travail de "labellisation" des formations d'imams dans notre pays". Celles coupables d'atteinte à la dignité de la personne ou de pression psychologique ou physique pourront être dissoutes. "Ne nous laissons pas tomber dans le piège de l'amalgame tendu par les polémistes et les extrêmes qui consisterait à stigmatiser tous les musulmans ", a exhorté le président, appelant à "libérer l'islam en France des influences étrangères ".

Emmanuel Macron a aussi plaidé pour "enseigner davantage la langue arabe à l'école" ou "dans un périscolaire que nous maîtrisons" car "notre jeunesse est aussi riche de cette culture plurielle". "Nous avons concentré des populations en fonction de leurs origines, nous n'avons pas suffisamment recréé de mixité, pas assez de mobilité économique et sociale" et, "sur nos reculs, nos lâchetés, ils ont construit leur projet", a dit le président, évoquant les organisations islamistes "dont le but final est le contrôle complet". Quant au "passé colonial" de la France, certains "traumatismes" n'ont "toujours pas été réglés avec des faits fondateurs dans la psyché collective", a-t-il estimé. Il a ainsi détaillé une batterie de mesures qui figureront dans le projet de loi contre "les séparatismes", qui sera présenté en Conseil des ministres le 9 décembre.

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