Trump "fait passer son intérêt avant celui du pays", dénonce Pelosi

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Les indices étaient alors en légère progression lorsque le président américain a annoncé que les discussions sur ce plan, espéré par les marchés, étaient interrompues jusqu'à l'élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis.

Donald Trump a accusé mardi Mme Pelosi de ne pas négocier "de bonne foi ".

Elle signifie que de nombreux Américains, dont ceux qui sont au chômage, des collectivités locales et des entreprises tels les hôtels, les compagnies aériennes, les bars et les restaurants, vont être confrontés à des difficultés financières dans les prochaines semaines.

"Manifestement, la Maison-Blanche est en plein désarroi", a-t-elle assuré. "Ne vous y trompez pas: si vous n'avez pas d'emploi, si votre entreprise est fermée, si l'école de votre enfant est fermée, si vous voyez des licenciements autour de vous, Donald Trump a décidé aujourd'hui que rien de tout cela, absolument rien, ne lui importait", a renchéri le candidat démocrate aux élections présidentielles dans un communiqué.

Certains secteurs très touchés, comme le tourisme et le transport aérien, ont d'ores et déjà annoncé des licenciements massifs: 19.000 personnes pour la compagnie aérienne American Airlines, 13.000 chez United, ou encore 28.000 dans les parcs d'attraction Disney. La démocrate Nancy Pelosi et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin avaient repris un rythme quotidien de négociations depuis près d'une semaine. La Maison Blanche et le Congrès avaient déjà adopté fin mars un gigantesque plan de relance de 2.200 milliards de dollars.

La Bourse de New York a fini mardi en baisse de plus de 1% après avoir nettement basculé dans le rouge à une heure de la clôture à la suite de la décision de Donald Trump de geler les négociations avec ses adversaires démocrates sur un plan de soutien à l'économie américaine face à l'épidémie due au nouveau coronavirus. Le montant total de l'aide, notamment, posait problème, les républicains voulant un premier accord moins important, quitte à revenir à la table des négociations si nécessaire, tandis que les démocrates demandaient un plan de grande ampleur immédiatement. "Nancy Pelosi [la présidente démocrate de la Chambre des représentants] demande 2 400 milliards de dollars [2 045 milliards d'euros] pour renflouer des Etats démocrates mal gérés, à la criminalité élevée, de l'argent qui n'est en aucun cas lié au Covid-19".

Joignant sa voix à celles d'autres économistes, le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell avait mis en garde un peu plus tôt contre les conséquences désastreuses pour l'économie d'une absence de nouvelles aides publiques.

L'administration Trump avait de son côté fait un geste, se disant prête à aller jusqu'à 1.600 milliards après un montant initial de seulement 1.000 milliards.

"Avec le temps, l'insolvabilité des ménages et les faillites d'entreprises augmenteraient, nuisant à la capacité de production de l'économie et ralentissant la croissance des salaires", a-t-il averti en employant un ton inhabituellement alarmiste.

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