Espagne | L'imposition d'un état d'alerte sanitaire à Madrid à l'étude

Espagne  Coronavirus Le reconfinement partiel rejeté les Madrilènes appelés toutefois à limiter leurs déplacements

Coronavirus : en Espagne, la présidente de la région de Madrid demande aux habitants de ne pas quitter la ville

Une manifestation contre les mesures COVID-19 du gouvernement régional à Madrid, le 4 octobre 2020. La justice a estimé que ces mesures " nuisaient aux droits et libertés fondamentales " des 4,5 millions d'habitants concernés par ce confinement.

Dans sa décision, le tribunal affirme que les mesures de bouclage partiel prises par le gouvernement central pour Madrid et ces neuf municipalités "constituent une ingérence des pouvoirs publics dans les droits fondamentaux des citoyens sans une autorisation légale".

Depuis leur entrée en vigueur pour une durée de deux semaines, les habitants de la capitale et de neuf autres communes proches ne peuvent pas quitter la municipalité où ils résident, sauf dans quelques cas bien précis, principalement pour se rendre à leur travail, chez le médecin ou à l'école.

Ces résidents ne sont donc pas confinés chez eux, comme cela avait été le cas au printemps lors de la première vague du coronavirus, mais leur liberté de se déplacer est fortement restreinte.

Selon un communiqué du gouvernement, Pedro Sanchez a déclaré à la présidente de la communauté de Madrid, Isabel Diaz Ayuso, qu'elle devait appliquer les restrictions, demander la mise en place de l'état d'urgence ou voir l'état d'urgence être décidé unilatéralement par le gouvernement. La police vérifiera vendredi à partir de 15h00 si les gens respectent les restrictions imposées. Une réunion doit également se tenir vendredi entre le gouvernement central et les autorités régionales de Madrid.

Le premier avait fini par imposer le bouclage partiel de la capitale et de neuf villes voisines au terme de tractations acharnées avec l'exécutif madrilène, qui s'y opposait, notamment par crainte de son impact économique. Depuis l'Algérie où il était en voyage officiel, Pedro Sanchez a déclaré que le gouvernement allait "analyser" la décision de justice et que la commission réunissant des représentants des gouvernements central et madrilène se réunirait "aujourd'hui ou demain" (jeudi ou vendredi).

Le nombre de cas connus de Covid-19 a dépassé cette semaine les 800 000 en Espagne, qui compte plus de 32 000 morts et est l'un des pays ayant le plus grand nombre de cas par rapport à sa population de toute l'Union européenne.

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