Les autorités libèrent une centaine de jihadistes et prisonniers — Mali

L’humanitaire Sophie Pétronin a été enlevée en 2016

Sophie Pétronin la dernière otage française serait libre

Soumaïla Cissé, haute personnalité malienne, et deux Italiens ont aussi été libérés. Ils étaient présumés aux mains des djihadistes.

La dernière otage française encore détenue dans le monde, Sophie Pétronin, a été libérée au Mali, ont annoncé jeudi 8 octobre 2020 dans la soirée les autorités maliennes. Dans le même temps, le fils de l'otage française Sophie Pétronin était attendu mardi à Bamako. Elle est apparue dans des vidéos diffusées en 2017 et 2018 par le GSIM. Le fils de la fondatrice de l'ONG "Association d'Aide à Gao", Sébastien Chadaud-Pétronin, avait indiqué au Parisien que "ça [sentait] bon" avec prudence.

Après une jeunesse dans le Sud-Ouest, cette laborantine de profession était partie dans les années 1970 travailler à Annemasse (sud-est de la France) puis en Suisse. "Elle doit être entre Gao et Bamako", a indiqué sur BFM, Lionel Granouillac.

La famille de Sophie Pétronin a laissé entendre, qu'après près de quatre ans de détention en un lieu inconnu, son transfert du nord du Mali vers la liberté était en cours. Elle avait échappé, en 2012, à une première tentative d'enlèvement, en s'enfuyant de nuit vers l'Algérie. "Il les assure de l'entière volonté de la France de soutenir le Mali dans la lutte qu'il mène avec persévérance contre le terrorisme au Sahel".

Début mars 2018, ce "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" avait diffusé une vidéo dans laquelle la Française ne s'exprimait pas. Elle la montre très fatiguée, le visage émacié, en appelant au président français Emmanuel Macron, estimant que le chef de l'État l'avait "oubliée". Emmanuel Macron s'est également félicité de la libération de Soumaïla Cissé.

Réunie autour du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), l'opposition malienne a fait de la libération de M. Cissé une des principales revendications, allant jusqu'à accuser le président déchu, Ibrahim Boubacar Keïta, et son entourage d'être derrière ce rapt, le premier du genre dans ce pays du Sahel. "Je serai très heureux de sa libération, car c'est quelqu'un qui a des choses à dire et dont le train de vie familial est très raisonnable ", ajoute-t-il.

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