Commissariat attaqué: "Nous serons intraitables", dit Jean Castex

Le commissariat de Champigny-sur Marne attaqué dans la nuit

France: Un commissariat attaqué par des feux d'artifice

Les deux policiers ont eu le temps de s'enfermer dans le sas d'entrée du commissariat, puis le groupe a tenté sans succès d'entrer à son tour dans le bâtiment.

Deux poubelles ont été incendiées et des tirs de mortiers d'artifice ont été observés.

Certains d'entre eux, comme le Point, ont fait le choix de titrer brièvement sur le fait que le commissariat a été "attaqué au mortier", omettant la précision "mortier d'artifice" qui figurait dans le titre de l'Agence France presse.

Cette attaque survient alors que le pays est sous le choc de l'attaque très violente, mercredi soir, dont ont été victimes deux policiers passés à tabac et blessés par balle en région parisienne alors qu'ils étaient en mission.

"Quand on voit un commissariat attaqué, comme récemment à Champigny-sur-Marne, quand on voit deux policiers, comme dans le Val-d'Oise la semaine dernière, sauvagement agressés, on se dit que c'est l'État et la République qui sont pris pour cibles", a estimé le premier ministre sur franceinfo. Il a affirmé lors de ce déplacement que le président Emmanuel Macron recevrait les organisations syndicales des policiers, jeudi 15 octobre.

Les mortiers d'artifice, des engins pyrotechniques utilisés par les professionnels des feux d'artifice, sont de plus en plus souvent détournés par des délinquants pour s'en prendre aux forces de l'ordre.

Selon le maire DVD de la ville Laurent Jeanne, joint par l'AFP, l'origine de ces tensions, dans un quartier de 10.000 habitants en proie au trafic de drogue, n'était pas claire: "On est sur un quartier de reconquête républicaine, est-ce que ça dérange?" Plus personne ne respecte les forces de l'ordre et le gouvernement n'a pas réussi pour l'heure malheureusement à inverser cette tendance.

Cette attaque, au cœur d'une Zone de sécurité prioritaire, a déclenché un vif émoi chez les policiers et les foudres de l'opposition de droite qui appelle le gouvernement à davantage de fermeté. Une série de faits divers violents visant des policiers a réancré depuis cet été la question de l'insécurité dans le débat politique français, à environ 18 mois de l'élection présidentielle.

Gérald Darmanin veut à nouveau afficher sa fermeté. "Il s'agit d'"armes " faciles à acheter sur Internet, sans aucun contrôle", indique Christophe Soullez directeur de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

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