Cinq morts dans une collision aérienne — Indre-et-Loire

Les gendarmes près de l'endroit où l'ULM s'est écrasé rue Aristide Briand

Les gendarmes près de l'endroit où l'ULM s'est écrasé rue Aristide Briand

"Le pilote de l'ULM a 66 ans et sa passagère 50 ans", a précisé M. Dulin, ajoutant qu'il n'y avait "pas de lien de parenté" entre ces personnes. "C'étaient deux pilotes expérimentés, l'un avait le diplôme d'instructeur d'ULM et travaillait dans le secteur aéronautique, l'autre sa licence lui permettant de transporter des passagers", a confirmé le procureur. Les deux appareils sont tombés dans des jardins sans faire trop de dégâts selon le maire de Loches, Marc Angenault. Ils devaient survoler quatre châteaux de la Loire et revenir à Poitiers.

"Il y a peu d'éléments fiables, on peut penser qu'il y a cinq morts mais ce n'est pas complètement certain, il y en a deux sûrs", a déclaré à l'AFP Grégoire Dulin, procureur de la République de Tours, présent sur place. L'avion, lui, avait atterri dans une zone boisée à 500 mètres de là et, comme l'ont découvert les enquêteurs, au milieu d'un épais roncier. Les dépouilles des victimes doivent être autopsiées à l'Institut médico-légal de Tours. Ses trois occupants sont décédés, relève la presse.

"Aucune piste n'est privilégiée pour le moment, que ce soit l'erreur de pilotage, l'accident moteur ou autre". Le BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses) est sur place. "Il est sur place", a précisé Grégoire Dulin, ajoutant que les deux scènes étaient toujours fermées à la circulation dimanche matin. L'enquête va désormais devoir déterminer les circonstances du drame. Elle a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens de Roissy, à la compagnie de gendarmerie des transports aériens de Brest et au groupement de gendarmerie d'Indre-et-Loire.

Une cellule psychologique a été activée et les familles des victimes sont attendues dans la soirée à Loches.

Une cinquantaine de pompiers ont été interpellés tandis qu'une trentaine de gendarmes ont aménagé des détours routiers autour des lieux du crash. "Plusieurs techniques vont toutefois nous permettre de dessiner les trajectoires et il sera possible de savoir ce qui s'est passé", a-t-il poursuivi en indiquant que les expertises seront toutefois "longues pour y parvenir". L'avion s'est écrasé à 500m de là, dans un arbre, dans des sous-bois.

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