" La Turquie reste attachée à une solution diplomatique en Méditerranée orientale " — Altun

La Turquie va renvoyer le navire d'exploration controversé en Méditerranée orientale

La Turquie renvoie son navire controversé en Méditerranée orientale

Ces tensions gréco-turques s'étalent sur plusieurs décennies.

La Turquie a annoncé lundi qu'elle renvoyait en mer le navire Oruç Reis, qui doit être notamment déployé aux larges d'îles grecques pour rechercher du gaz naturel, ce qui avait déclenché de vives tensions diplomatiques et militaires et août et septembre.

Le navire de recherche sismique Oruç Reis a quitté son port turc dans la matinée, selon des images publiées par les médias, et mènera des activités d'exploration jusqu'au 22 octobre, a indiqué la marine turque dans une notice d'information maritime (NAVTEX).

La Turquie va renvoyer en mer Méditerranée orientale son navire d'exploration sismique controversé, y compris au sud de l'île grecque de Kastellorizo.

De son côté, Paris a dit attendre de la Turquie qu'elle se conforme à ses engagements, s'abstienne de nouvelles provocations et donne des gages concrets de sa volonté de dialoguer de bonne foi, a déclaré lundi Agnès von der Mühll, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. L'Oruc Reis avait toutefois regagné les côtes turques le mois dernier, et beaucoup espéraient y voir un signe de désescalade pour résoudre cette crise.

Cependant, les dirigeants turcs avaient aussi déclaré que le navire allait simplement effectuer une maintenance prévue, et qu'il retournerait en Méditerranée orientale pour poursuivre son travail. L'espoir était réapparu lorsqu'Ankara et Athènes s'étaient mis d'accord pour mener des négociations le mois dernier, notamment à la suite d'efforts diplomatiques menés par l'Allemagne pour désamorcer cette crise.

Les discussions avaient été retardées depuis 2016 et étaient censées reprendre à Istanbul mais aucune date n'avait jamais été donnée.

D'un côté, la Grèce revendique sa souveraineté sur les eaux entourant Kastellorizo.

Les échanges du plus haut niveau depuis le début des tensions ont eu lieu la semaine dernière lorsque les ministres des Affaires étrangères turc et grec se sont rencontrés en marge d'un forum sur la sécurité à Bratislava, en Slovaquie. Berlin demande encore à la Turquie "que la fenêtre de dialogue qui vient de s'ouvrir avec la Grèce ne se referme pas en raison de mesures unilatérales".

Selon le président du Conseil européen Charles Michel, chef d'orchestre du sommet, l'UE a adopté une double approche vis-à-vis d'Ankara: améliorer certaines coopérations et relancer l'union douanière, à condition que la Turquie cesse ses forages "illégaux" dans les eaux de Chypre.

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