Festival d'hypocrisie au Conseil des droits de l'homme de l'Onu

Le président Gabonais Ali Bongo Ondimba

Le président Gabonais Ali Bongo Ondimba

Le conseil des ministres qui s'est tenu hier par visioconférence à Libreville, n'a pas manqué de saluer " l'approbation, par les instances de l'Union Africaine et des Nations Unies, de la candidature du Gabon à siéger à la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU ". Or, sa demande a échoué.

La Chine, Cuba et la Russie ont été élus mardi au Conseil des droits de l'Homme. En effet, le Royaume a vu sa demande être refusée alors que la Chine ainsi que la Russie y ont été élues pour une durée de trois ans.

Quinze sièges étaient en jeu dans ce conseil qui compte 47 membres, critiqué par les organisations de défense des droits de l'Homme et par les Etats-Unis, car on y trouve des pays accusés de violer ces mêmes droits. En 2016, Pékin a enregistré 180 voix, contre 139 aujourd'hui.

Louis Charbonneau, responsable de Human Rights Watch aux Nations unies s'est félicité de cette nouvelle, estimant que la gestion des droits humains par la Chine était de plus en plus critiquée à l'international.

"A moins que l'Arabie Saoudite n'entreprenne de grandes réformes pour relâcher ses prisonniers politiques, mettre fin à sa terrible guerre au Yémen et permettre à ses citoyens une réelle participation politique, elle restera un paria planétaire" a dit Sarah Leah Whitson, directrice exécutive de Democracy for the Arab World Now. Une situation qui permet de rappeler que le système de vote est largement critiqué, les nations se mettant d'accord entre elles afin de savoir qui se présente et qui ne se présente pas. La réprimande elle, est sévère pour Mohammed Ben Salmane, le prince héritier qui a décidé d'entreprendre une série de mesures afin d'ouvrir le pays.

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