L'"objectif" des autorités est de vacciner 75% des personnes à risque — Grippe

LE + INFO - Se faire vacciner contre la grippe, en pleine pandémie de Covid-19

Un vaccin contre la grippe hivernale pourrait protéger contre le coronavirus alors que les experts saluent une « nouvelle arme » contre un bogue

Or, face à la grippe, des armes efficaces existent.

Plus encore que les années passées, l'arrivée de la grippe saisonnière est prise très au sérieux.

Dans le contexte épidémique d'un virus COVID-19 qui circule de plus en plus, la vaccination contre la grippe est une priorité, pour que ce risque ne vienne pas s'ajouter à ceux du virus COVID-19. Elles appellent donc à "vacciner en priorité les personnes fragiles au début de la campagne de vaccination" et à "différer" les vaccinations des personnes qui ne présentent pas de risques particuliers, mais qui souhaitent être vaccinées, à début décembre. Déjà, on a vu, que plus encore que les années précédentes, l'ensemble des sociétés savantes avaient multiplié les messages d'incitation.

Le discours des autorités semble avoir déjà marqué les esprits.

Quant au vaccin contre le Covid, Olivier Bogillot, président de Sanofi France a assuré ce matin sur France Info qu'il travaille à l'élaboration d'un vaccin. "Il y a une longue file d'attente devant la pharmacie pour obtenir ou réserver son vaccin contre la grippe". Voici ce qu'il faut retenir de cette campagne de vaccination 2020. "J'ai pratiqué 40 vaccinations dans la matinée contre 5 l'année dernière".

En effet, en 2019, seulement 26 % des Français avaient décidé de se faire vacciner.

Cependant, le vaccin aurait été "épuisé à travers le Royaume-Uni", suscitant des craintes que les personnes âgées pourraient manquer leur vaccin avant le pic hivernal.

On l'a dit, d'ordinaire, la majorité des personnes appelées à se faire vacciner ne le feront finalement pas. Le niveau atteint l'année dernière "n'était que de 47,8%", ont récemment rappelé le ministère de la Santé et l'Assurance maladie dans un communiqué. En France, la couverture vaccinale chez les sujets à risque était de 48 % en 2019-2020, très loin de l'objectif de 75 % préconisé par la Haute autorité de santé (HAS).

Dans ces circonstances, une pénurie se profile.

Les autorités sanitaires incitent également les personnels soignants à se faire vacciner pour "continuer à assurer leur activité" et pour "protéger leurs patients". En ce sens, l'Assurance maladie a annoncé l'envoi de 15,8 millions de bons à ce public prioritaire afin qu'il puisse bénéficier gratuitement du vaccin, alors qu'il coûte un dizaine d'euros habituellement.

Des vaccins gratuits contre la grippe sont actuellement offerts à 30 millions de Britanniques dans le cadre du plus grand programme de vaccination du NHS de l'histoire.

Selon Pierre-Olivier Variot, "il n'est pas certain que l'on connaisse des problèmes d'approvisionnement".

Le vaccin Bacillus Calmette-Guérin (BCG) sera désormais administré à 10 000 personnes dans le monde dans le cadre d'un essai après avoir découvert qu'il stimulait le système immunitaire. Cette année, près de 16 millions de personnes ont reçu ou vont recevoir un bon de prise en charge du vaccin. L'ordre national des infirmiers affirme que "la vaccination relève du devoir déontologique et qu'aucun professionnel de santé ne peut y déroger" car "qui dit déontologie dit toujours agir dans l'intérêt du patient". En période de pandémie de coronavirus, il prend un caractère encore plus important pour les personnes à risque.

Les recherches de Public Health England (PHE) suggèrent que les personnes infectées à la fois par la grippe et le coronavirus au cours de la première vague - entre janvier et avril - étaient plus à risque de maladie grave et de décès.

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