Actualités Asset Management: Boris Johnson renforce la menace d'un Brexit dur

Avec le Brexit la fermeture de l'accès des eaux britanniques aux pêcheurs européens est en jeu

Avec le Brexit la fermeture de l'accès des eaux britanniques aux pêcheurs européens est en jeu

"Cette position adoptée par les dirigeants des 27 pays de l'UE réunis en sommet à Bruxelles a été fraîchement accueillie par les Britanniques, leur principal négociateur se disant " déçu " et " surpris ".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé vendredi que le Royaume-Uni devait se préparer à une absence d'accord commercial avec l'Union européenne.

Le Brexit doit être évoqué jeudi après-midi par les dirigeants de l'UE, qui prévoient pour l'instant de constater "avec préoccupation" que "les progrès réalisés" dans les pourparlers "ne sont toujours pas suffisants", selon un projet de conclusions provisoires obtenu par l'AFP. "Et nous appelons le Royaume-Uni à prendre les initiatives nécessaires", a dit le président du Conseil européen, Charles Michel.

Le négociateur européen Michel Barnier ne cesse d'ailleurs de répéter à l'envi que même si l'UE fait montre de "flexibilité" pour trouver des solutions qui respectent pleinement la souveraineté du Royaume-Uni et maximiser les chances de parvenir à un accord, le Royaume-Uni, de son côté, "ne s'engage pas de manière réciproque sur les principes et intérêts fondamentaux de l'UE".

" Nous voulons donner à ces négociations toutes les chances d'aboutir", a-t-il ajouté.

Depuis que le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, les pourparlers entre Londres et Bruxelles pour un accord de libre-échange, lequel entrerait en vigueur à l'issue de la période de transition, le 1er janvier 2021, patinent.

Passé le 31 décembre, faute d'accord, ce sera un divorce sec, scénario que redoutent notamment les milieux d'affaires avec la perspective de rétablissements de droits de douane et de divergences réglementaires. "Nous achoppons sur tout" avec les Britanniques et pas uniquement sur la pêche, a-t-il ajouté.

" En aucun cas nos pêcheurs ne sauraient être les sacrifiés de ce Brexit".

Avant le sommet de l'UE, Boris Johnson a eu une conversation téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, au sujet d'un accord à conclure dès octobre pour garantir un laps de temps avant la ratification. "Je pense que l'accord reste possible, car il n'y aura pas d'accord global s'il n'y a pas d'accord sur la pêche, expliquait cette dernière au JDD ce week-end".

Avant que le porte-parole de Boris Johnson n'indique que les discussions sur le Brexit étaient terminées, l'UE a fait savoir qu'elle entendait continuer à rechercher un accord, considérant que les propos du Premier ministre britannique participaient d'une rhétorique verbale.

La chancelière allemande, Angela Merkel, dont le pays assure la présidente tournante de l'UE et est également la première puissance du continent, a exprimé sa préférence pour un accord mais a prévenu qu'à défaut il faudrait prévoir des alternatives. "Ce n'est pas comme cela que doivent se passer des négociations", a estimé le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab vendredi sur Sky news, dénonçant notamment "l'impact dévastateur" du partage des eaux britanniques sur son secteur de la pêche. Il s'est dit prêt à négocier " jusqu'au dernier jour possible ".

Dernières nouvelles