Financement libyen : Nicolas Sarkozy inculpé pour association de malfaiteurs

L'ex-président Nicolas Sarkozy mis en examen

France Nicolas Sarkozy accusé d"association de malfaiteurs"France

Claude Guéant et Éric Woerth, respectivement directeur de campagne et trésorier de Nicolas Sarkozy en 2007, sont également mis en examen.

L'ancien chef de l'État français Nicolas Sarkozy a été mis en examen lundi à l'issue de quatre jours d'audition pour " association de malfaiteurs " dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, a-t-on appris ce vendredi auprès du Parquet national financier.

" Cette mise en examen, inédite en France concernant un ancien président, souligne bien la dimension collective des faits qui lui sont reprochés, et permet de mettre l'accent sur le caractère complexe de cette affaire ", a souligné dans un communiqué l'association Sherpa, partie civile dans ce dossier. Le Parquet national financier a confirmé l'information ce 16 octobre à l'AFP, après une information de Mediapart. Par un réquisitoire supplétif signé fin janvier, le PNF a élargi les investigations à ces faits d' " association de malfaiteurs ", ouvrant la voie à des mises en examen de nouveaux suspects ainsi qu'à une aggravation des poursuites contre les protagonistes déjà impliqués, dont Nicolas Sarkozy. "L'injustice ne gagnera pas", a-t-il ajouté.

Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy est déjà mis en examen depuis mars 2018 pour "corruption", "recel de détournements de fonds publics" et "financement illicite de campagne", rappelle Mediapart (article payant), qui a révélé l'information. L'ancien président a immédiatement réagi sur Facebook en estimant son " innocence bafouée ".

M. Sarkozy invoquait notamment son immunité présidentielle, reprochait aux juges d'être sortis du périmètre autorisé de l'enquête ou avançait que le détournement de fonds publics d'un pays étranger, qui lui est reproché, est un délit qui n'existe pas dans la loi française.

Dans une autre affaire, il doit être jugé pour avoir tenté de corrompre un magistrat, Gilbert Azibert, en lui offrant un poste prestigieux à Monaco en échange d'informations sur une enquête criminelle concernant son parti politique. Elle a ainsi presque entièrement validé les investigations lancées il y a huit ans dans cette affaire aux multiples ramifications.

Neuf mise en examen ont déjà été prononcées.

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