Ce qu’on sait sur l’assaillant, Abdoullakh Abouyezidovitch A — Enseignant décapité

Professeur décapité: d'importants rassemblements attendus dimanche dix personnes en garde à vue

Attentat terroriste à Conflans-Sainte-Honorine : Que sait-on de l'assaillant ?

Cet attentat islamiste caractérisé, selon Emmanuel Macron, s'est déroulé vers 17h00 à Conflans-Sainte-Honorine.

Au lendemain de la décapitation de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, on en sait un peu plus sur l'auteur des faits.

Son corps comporte 9 impacts de balles.

Le suspect était armé d'un couteau et d'un poignard et d'un pistolet de type "air soft ": "A terre, il a continué à menacer les policiers avec un couteau", a précisé le procureur. "Quand il tente de se relever et de donner des coups de couteaux, il était neutralisé par les forces de l'ordre", poursuit le magistrat. " Un second couteau de 35 cm, ensanglanté, a été découvert à une trentaine de mètres des lieux du crime". Le drame a été déclenché par le fait que l'incident provoqué par les parents est sorti de l'établissement et a été largement diffusé sur les réseaux sociaux.

Avant d'être exécuté, Samuel P. avait lui aussi déposé plainte pour diffamation.

Ce père avait dès le 7 octobre appelé sur Facebook à la mobilisation contre l'enseignant. Un autre homme, " connu des services de renseignement " et qui a notamment participé à des vidéos publiées par le père de l'élève, est aussi en garde à vue avec son épouse.

"Apparemment, c'était un prof qui avait l'habitude de leur parler de l'islam, de caricatures et tout ça, ce n'était pas la première fois que mon fils rentrait et qu'il disait + le prof nous a parlé de cela aujourd'hui", a raconté à l'AFP un parent d'élève. A Evreux, dans le quartier de la Madeleine, les voisins du Russe tchétchène brossent le portrait d'un jeune homme "discret", "plongé dans la religion" depuis trois ans. Connu pour des antécédents de droit commun, il n'a jamais été condamné. Une source judiciaire a aussi annoncé qu'une autre proche a été interpellées, selon Europe 1.

Abdoulakh Abouyezidvitch A., comme l'a précisé Jean-François Ricard, bénéficiait d'un statut de réfugié et d'un titre de séjour valable dix ans.

Jean-François Ricard a expliqué que les enquêteurs avaient retrouvé dans son téléphone portable le texte de revendication envoyé sur Twitter. Ils ont découvert aussi la photo de la tête de la victime envoyée à 16H57 sur Twitter.

Le tweet publié par le tueur, et depuis supprimée par la plateforme Twitter, était des plus explicites: " De Abdullah, le serviteur d'Allah, à Macron, le dirigeant des infidèles: j'ai exécuté un de tes chiens de l'enfer qui a osé rabaisser Muhammad, calme ses semblables avant que l'on ne vous inflige un dur châtiment".

Ses parents, son grand-père et son petit frère ont été interpellés à Évreux (Eure) dans la nuit de vendredi à samedi. Sept autres personnes ont également été arrêtées, dont un père d'élève du collège. Tous deux ont été interpellés à Evry.

En quelques heures, et spontanément, en dehors de toute organisation syndicale, une cinquantaine de personnes, des enseignants mais pas seulement, se sont retrouvées pour témoigner de leur effroi après le meurtre d'un enseignant d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Cette attaque survient trois semaines après celle devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, en plein procès des attaques de janvier 2015, qui avaient décimé la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Et dans un contexte "de très haut niveau de la menace terroriste", a ajouté M. Ricard.

L'enquête de flagrance a été ouverte pour "apologie d'acte de terrorisme commise par le biais d'un moyen de communication", selon le parquet.

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