Un hommage organisé ce dimanche après-midi à Tours — Professeur tué

Professeur décapité: des rassemblements annoncés dans plusieurs villes de France

Attentat terroriste à Conflans-Sainte-Honorine : Que sait-on de l'assaillant ?

Voilà ce que l'on sait de l'attaque.

La parquet national antiterroriste a été saisi de l'enquête.

Samuel P., 47 ans, enseignait depuis plusieurs années au sein du collège du Bois d'Aulne, établissement scolaire réputé calme posé au cœur d'un quartier pavillonnaire également paisible de Conflans-Sainte-Honorine, ville de 35 000 habitants du nord-ouest parisien.

En arrivant, les policiers tentent d'interpeller, à 200 mètres de la victime, un homme qui tire en leur direction "à cinq reprises" avec "une arme de poing", a poursuivi M. Ricard. Les policiers ripostent, l'agresseur est atteint de "9 impacts". Il était armé d'un pistolet à billes de type Airsoft et d'un poignard.

Des sources judiciaires avaient affirmé vendredi que l'agresseur avait crié "Allah Akbar" avant que les policiers ne fassent feu.

"Pour la première fois, un professeur est attaqué pour ce qu'il enseigne", a témoigné Lionel, un enseignant d'histoire-géographie de la ville voisine d'Herblay (Val-d'Oise), "il y aura un avant et un après 16 octobre en tant que prof". Certains parents s'indignaient de ce cours, et s'étaient plaints sur les réseaux sociaux. Le père d'une élève avait porté plainte le 8 octobre pour diffusion d'image pornographique (un dessin du prophète nu et accroupi, avec une étoile sur les fesses, NDLR).

La tragédie s'est enclenchée le 7 octobre.

Le parent d'élève qui avait fait plusieurs vidéos pour critiquer et se plaindre de Samuel Paty, qu'il avait traité de " voyou ", fait partie des personnes en garde à vue, tout comme Abdelhakim Sefraoui que l'on voit dans l'une des vidéos.

Un jeune Russe tchétchène de 18 ans, né à Moscou, qui bénéficiait du statut de réfugié et était inconnu des services de renseignement. Connu pour des antécédents de droit commun, il n'a jamais été condamné. Il possédait un titre de séjour délivré le 4 mars dernier. Ce texte avait été écrit à 12H17. Cette photo était accompagnée d'un message adressé à Emmanuel Macron, "le dirigeant des infidèles", expliquant vouloir se venger de celui "qui a osé rabaisser Muhammad". Samedi 17 octobre, les parents, le grand-père et le petit frère de l'assaillant ont été arrêtés à Evreux (Eure).

Est également questionné, le père de l'élève qui a appelé à la mobilisation contre l'enseignant. Tous deux ont été interpellés à Evry. L'homme est connu des services de renseignement.

Enfin, il conclut en faisant un point sur l'enquête en cours: "Neuf personnes sont placées en garde à vue, dont le père de l'élève". La place de la République, traditionnel lieu de manifestations à Paris, avait été l'épicentre de l'énorme défilé du 11 janvier 2015 après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper cacher, qui avait rassemblé environ 1,5 million de participants.

La rédaction de Charlie Hebdo a fait l'objet de nouvelles menaces, de la part d'Al Qaïda notamment, depuis la republication des caricatures de Mahomet le 2 septembre pour l'ouverture du procès.

La représentation des prophètes est strictement interdite par l'islam sunnite.

Après la décapitation du professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine, les enquêteurs ont interpellé 10 personnes.

Ce tweet, publié samedi, dénonçait par ailleurs le fait de montrer à des élèves des caricatures de Mahomet.

Auditionné par les policiers, Samuel Paty " contestait énergiquement avoir demandé aux élèves musulmans de s'identifier et de sortir de classe ", souligne M. Ricard, contrairement à ce qui avait été rapporté dans un premier temps par une élève.

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