Ce que l'exécutif veut faire après l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Une marche pour rendre hommage à Samuel Paty prévue ce mardi 20 octobre à Gien

Opérations contre la mouvance islamiste et la haine en ligne

Alors qu'un collégien a été relâché dans la journée de lundi, quatre autres élèves du collège du Bois d'Aulne de Conflans-Sainte-Honorine ont été placés en garde à vue, trois jours après la mort par décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie. L'enseignant d'histoire-géographie a été tué vendredi dernier à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, par un jeune Russe tchétchène de 18 ans, après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Ces opérations interviennent dans la foulée d'un Conseil de défense dimanche soir, pendant lequel le président français Emmanuel Macron a annoncé un " plan d'action " pour empêcher les islamistes de " dormir tranquilles " en France. Quant à la raison qui a motivé la mise en ligne de la séquence, le recteur déplore une forme de discrimination que Samuel Paty aurait, selon lui, imposée à certains élèves musulmans.

Selon M. Darmanin, 51 associations proches de cette mouvance sont dans le collimateur des autorités.

Le Premier ministre, Jean Castex, a promis lundi "d'autres actions et mesures", citant également le renseignement et la surveillance d'individus.

Ce lundi, de nombreuses personnes viennent encore déposer des fleurs devant le collège où enseignait Samuel Paty.

"Réunis dans l'après-midi devant le collège de M. Paty, des imams ont exprimé leur " colère " et leur " honte ".

Après avoir réuni lundi les chefs de la police et gendarmerie, la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a convoqué pour mardi les patrons des branches françaises des réseaux sociaux et plateformes Facebook, Twitter, YouTube, Tiktok et Snapchat, dans le cadre de la " lutte contre le cyber-islamisme ". "C'est le fait de voyous qui n'ont rien à voir avec l'islam", a déclaré Kemadou Gassama, imam à Paris. C'est exactement ce qui avait été fait après attentats de 2015.

L'hommage national à Samuel Paty aura lieu mercredi dans la cour de la Sorbonne, à partir de 19h.

Parmi celles-ci, selon une source proche du dossier, une personne soupçonnée d'avoir convoyé l'assaillant, et une autre personne soupçonnée de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une de ses armes.

Parallèlement, le gouvernement espère répondre aux inquiétudes d'une communauté éducative ébranlée par l'attentat, en renforçant la sécurité des établissements scolaires.

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