Plus de 200 enseignants réunis à Besançon en hommage à Samuel Paty

Pau : des voitures et des drapeaux ont interrogé aux abords du rassemblement pour Samuel Paty

Des véhicules ornés de drapeaux ont été vus dimanche en centre-ville de Pau. DR

Gérald Darmanin a souhaité la dissolution de plusieurs d'entre elles, citant le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et l'organisation Barakacity. Cet enseignant, tué après avoir montré en classe des caricatures de Charlie Hebdo, est "mort du seul fait d'avoir transmis à ses élèves ce que représentait la liberté de pensée et la liberté d'expression", a poursuivi le président à la reprise des débats.

"Depuis l'attentat, " plus de 80 enquêtes " ont aussi été ouvertes contre " tous ceux qui de façon apologique ont expliqué d'une manière ou d'une autre que ce professeur l'avait bien cherché", a indiqué M. Darmanin, affirmant que des interpellations avaient eu lieu dans ce cadre. "Les islamistes ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays". L'homme qui l'avait accompagné au collège pour se plaindre du professeur et avait interviewé sa fille dans une vidéo, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, actif en France depuis le milieu des années 2000, ainsi que sa compagne, le sont également.

Des nombreuses opérations contre " des dizaines d'individus " étaient en cours ce lundi 19 octobre au matin et vont se poursuivre les jours prochains, a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, lors d'un entretien sur l'antenne d'Europe 1.

Le gouvernement compte aussi ordonner l'expulsion de 231 personnes fichées pour radicalisation.

Gérald Darmanin le 11 septembre 2020 à Vélizy.

L'affaire rebondit aussi sur le terrain politique où quelques réactions ont investi le terrain de la polémique. Bernard Cazeneuve pense aux élus "qui s'arrangent avec les salafistes dans les quartiers".

"Quand un professeur est lâchement et odieusement décapité parce qu'il enseignait la liberté d'expression, nous sommes tous concernés", a estimé l'un des avocats de la défense au procès de Charlie Hebdo, Me Jean Chevais. "Il y a une certaine tension donc l'exécutif est dans une position où il faut qu'il fasse des gestes forts, c'est un geste pour absorber l'émotion, pour réagir", a-t-il ajouté. Pour Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, "un acte de guerre exige une législation de guerre: procédures policières et judiciaires spécifiques, possibilité de surveillance étendue, régime carcéral spécifique".

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