5 adultes et 2 collégiens mis en examen — Professeur décapité

Des rassemblements ont eu lieu le 18 octobre pour rendre hommage à Samuel Paty

Des rassemblements ont eu lieu le 18 octobre pour rendre hommage à Samuel Paty

Et pour cause, les trois acteurs s'identifient au professeur. Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées le 20 octobre, sans qu'elles fassent l'objet de poursuites à ce stade.

Par ailleurs, les deux collégiens de 14 et 15 ans, accusés d'avoir désigné contre rémunération Samuel Paty à l'assaillant, ont été mis en examen pour "complicité" et placés sous contrôle judiciaire mercredi, a-t-on appris de source judiciaire. Il dispose alors du " patronyme de l'enseignant" mais d'aucun élément permettant de l'identifier.

Selon le procureur, ils ont permis l'identification du professeur contre la remise de 300 ou 350 euros par Abdoullakh Anzorov.

Les syndicats ont récemment noté un motif de satisfaction: les hausses de salaires ne seront pas conditionnées à une augmentation du temps de travail ou d'autres contreparties, comme ils le redoutaient. Certains ont refusé de rester. Ce dernier leur explique qu'il veut " le filmer, l'obliger à demander pardon pour la caricature du prophète, l'humilier et le frapper ". Ils ont désigné le professeur d'histoire au moment où il sortait de cours. Il appelle à l'exclusion de Samuel Paty. Leur " réinterprétation des faits " leur a permis de désigner Samuel Paty " comme une cible " sur Facebook et via WhatsApp.

Mardi soir sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a justifié l'ensemble de ces mesures en assurant que c'était la première fois à Conflans-Sainte-Honorine que "l'islam politique a (vait) mené directement à un attentat".

L'attentat est survenu dans un contexte particulier qu'a rappelé le magistrat. Les deux hommes, mis en examen mercredi après-midi, avaient appelé les musulmans à se mobiliser après un cours sur la liberté d'expression dispensé par Samuel Paty les 5 et 6 octobre, pendant lequel il avait montré des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Ces communications appelaient au meurtre de ceux qui sont à l'origine de cette diffusion.

Jean-François Ricard durant la conférence de presse. Le premier est un " ami de longue date" du terroriste: il est soupçonné de l'avoir accompagné "la veille des faits dans une coutellerie à Rouen ". Mercredi 21 octobre 2020 à Gamaches (Somme), c'est avec émotion que le maire et ancien principal de collège Jean-Paul Mongne (au micro) a rendu hommage à Samuel Paty.

" Là il faut vraiment que la société civile se ressaisisse, on a besoin d'un front uni sans démagogie, et il va devoir passer par nous, par l'Éducation nationale, par une meilleure considération, parce que nous sommes au front avec les jeunes ", a souligné Catherine Prévost-Meyniac, enseignante en éco-gestion, qui a fait le déplacement depuis Angers.

Dernières nouvelles