Enseignant décapité: Macron promet "d'intensifier" les actes contre l'islam radical

Nouveau conseil de défense à l'Elysée une semaine après la décapitation d'un enseignant

France: Le gouvernement Castex annonce un plan d'action contre la radicalisation

"Mais (.) nos concitoyens dont la religion est l'islam doivent être protégés dans notre pays contre le mal qu'est l'islam radical", a-t-il conclu. "Ces actes s'intensifieront", a-t-il lancé au côté du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, alors qu'une vaste opération policière est lancée depuis lundi contre la mouvance islamiste. Le conseil des ministres a prononcé mercredi la dissolution du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine.

"Des décisions de ce type à l'encontre d'associations, de groupements d'individus, suivront dans les prochains jours et les prochaines semaines", a ajouté Emmanuel Macron lors d'une courte allocution à la préfecture de Bobigny. 51 associations proches de l'"islamisme radical" sont dans le viseur des autorités et certaines pourraient être dissoutes. Mardi, sur place, les fidèles s'estimaient injustement "punis" par cette décision.

L'entourage familial du tueur est également toujours interrogé, ainsi que le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui qui avait accompagné le parent d'élève dans sa mobilisation sur les réseaux sociaux.

Autre volet de la réplique gouvernementale, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la création prochaine d'un "délit de mise en danger par la publication de données personnelles" sur internet afin de "reprendre le sujet" de la haine en ligne.

La ministre à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, doit rencontrer mardi les représentants des branches françaises de Facebook, Twitter, Youtube (Google), Snapchat et Tiktok. L'Élysée précise avoir discuté avec la famille de l'organisation de l'hommage national qui lui sera rendu mercredi.

Abdelhakim Sefrioui, actuellement en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, "réfute toute implication" dans l'acte commis.

Par ailleurs, le Conseil de défense a chargé le ministère de l'Intérieur de "renforcer la sécurité des établissements scolaires à la rentrée", après les vacances de la Toussaint. Son collectif compte "un nombre très faible de personnes, quelques dizaines, qu'il rassemble pour ses coups d'éclats".

En pleine vague d'hommages au professeur Samuel Paty, l'exécutif a continué mardi de durcir le ton contre l'islamisme et la haine sur les réseaux sociaux, quatre jours après l'attentat dont les enquêteurs tentent toujours de préciser les circonstances.

Le président Emmanuel Macron se rend pour sa part mardi après-midi à Bobigny (nord de Paris) pour y présider une séance de la Cellule de lutte contre l'islamisme et le repli communautaire (CLIR) et faire le bilan des résultats dans ce département, a annoncé l'Élysée.

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