L'Assemblée nationale vote la prolongation de l'Etat d'urgence sanitaire — Coronavirus

Etat d'urgence sanitaire l'Assemblée vote la prorogation jusqu'au 16 février

France Etat d'urgence sanitaire l'Assemblée vote la prorogation jusqu'au 16 février

Le gouvernement vient d'élargir le couvre-feu à 54 départements et à la Polynésie, soit 46 millions de Français concernés.

"La différence par rapport à la première vague c'est qu'on a toutes les pathologies chroniques de la période hivernale à prendre en charge, ce qui entraîne une charge de travail plus importante ", a souligné sur CNews Agnes Ricard-Hibon, médecin urgentiste.

Ce samedi en fin de journée, le projet de loi prévoyant notamment la prorogation de ce régime d'exception a été adopté, alors que le ministre de la Santé Olivier Véran avait appelé en ouverture des débats à "l'unité nationale".

Pour appliquer ce panel de dispositions, l'exécutif se fonde sur l'état d'urgence, rétabli par décret depuis une semaine sur l'ensemble du territoire.

Il avait été prolongé par décret, mais une loi devait être votée pour aller au-delà. Il a souhaité "l'union nationale" - difficile à atteindre dans l'hémicycle.

Après le 16 février, le projet de loi prévoit encore de possibles restrictions jusqu'au 1er avril, via un régime de transition. La période comprend les élections régionales et départementales, un sujet sensible. Pourquoi dès à présent cette "arme atomique " de l'état d'urgence sanitaire, a interrogé Philippe Gosselin au nom de la droite. La plupart des groupes politiques soutiennent la nécessité de pouvoir agir, mais refusent de donner un "blanc-seing ".

L'article 3 est la traduction de la stratégie "tester, tracer, isoler", fait valoir le rapporteur Jean-Pierre Pont (LREM), avec la prolongation jusqu'au 1er avril des systèmes numériques de collecte des résultats des tests et des personnes contacts.

Jusqu'au sein de la majorité, des interrogations se font jour, comme chez Agir où Christophe Euzet a rappelé la ligne de crête de "l'acceptabilité sociale des mesures prises", des couvre-feux aux fermetures d'établissements.

Le projet de loi a reçu 71 voix pour et 35 contre et devra être débattu au Sénat mercredi, avant son adoption définitive début novembre.

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