Le gouvernement espagnol envisage l'alerte nationale — Coronavirus

Cette réunion intervient quelques jours après que l'Espagne a passé le cap du million de cas de virus le premier pays dans ce cas

Cette réunion intervient quelques jours après que l'Espagne a passé le cap du million de cas de virus le premier pays dans ce cas. @pixabay

Le gouvernement espagnol se réunissait dimanche matin pour un conseil des ministres extraordinaire pour étudier la possibilité de décréter un décret royal sur l'état d'alerte sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, au moment où le pays continue de vivre une augmentation des cas porteurs du covid-19. Dans une déclaration télévisée consacrée aux mesures contre le Covid-19, il a rappelé que l'Espagne avait officiellement dépassé cette semaine le cap du million de cas de nouveau coronavirus.

Le gouvernement qui s'est réuni au palais de la Moncloa, siège du gouvernement à Madrid, devrait discuter de la possibilité de soumettre le pays une nouvelle fois à l'état d'urgence et imposer un couvre-feu pour tenter de freiner la propagation du virus.

L'objectif derrière cette mesures est d'imposer une " réduction drastique de l'activité sociale", selon le a déclaré le responsable de la santé au sein du gouvernement régional de Madrid, Enrique Ruiz Escudero.

Les bars et les restaurants devront fermer à minuit, contre 23H00 auparavant, et leur capacité d'accueil restera fixée à 50 personnes. Samedi soir, au mois 9 régions espagnoles ont demandé au gouvernement de proclamer l'état d'urgence.

Pour sa part, le président de Castille-et-Leon (nord) n'a pas attendu le gouvernement central pour annoncer qu'il imposerait un couvre-feu à ses administrés entre 22h00 et 06h00 à partir de ce week-end, alors que la région de Valence (est) et la ville de Grenade (sud) ont indiqué qu'elles feraient de même.

" La situation n'est pas comparable avec celle du 14 mars, quand nous avions été contraints de décréter un confinement ", l'un des plus stricts du monde, a-t-il dit, ajoutant qu'il voulait éviter un nouveau confinement " en raison de ses conséquences sur notre vie sociale et de son impact économique ".

L'Espagne a été avec l'Italie lors de la première vague de la pandémie, l'un des pays les plus touchés de l'Europe.

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