Deuxième vague de la COVID-19: Vers un nouveau confinement en France?

Le président du Conseil scientifique dresse un constat alarmiste

Le président du Conseil scientifique dresse un constat alarmiste. AFP POOL- LUDOVIC MARIN POOL

Jean-François Delfraissy a avoué "être surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis 15 jours".

"On est dans une situation très difficile, voire critique", a estimé ce lundi matin Jean-François Delfraissy au micro de RTL.

"La deuxième vague va probablement être plus forte que la première" et "beaucoup de nos concitoyens n'ont pas encore pris conscience de ce qui nous attend", a jugé le président de l'instance qui guide le gouvernement, en parlant d'une "situation difficile, voire critique".

Il a estimé que le chiffre réel des cas devait être " autour de 100 000 par jour ", alors que les cas confirmés ont atteint ces derniers jours des chiffres record, dépassant dimanche la barre des 50 000 en 24 heures pour la première fois depuis le début des tests massifs.

"La situation hospitalière (.) se rapproche de celle observée au cours de la première vague, après la mi-mars 2020", relève de son côté Santé publique France, cité par l'Agence France-Presse (AFP). "Puis regarder, dans dix ou quinze jours, la courbe des nouvelles contaminations et si l'on n'est pas dans la bonne direction, aller vers le confinement".

"La deuxième stratégie est d'aller vers un nouveau confinement moins dur qui permet le travail, accentue le télétravail, permet de conserver les activités scolaires et économiques et qui pourrait être de plus courte durée avec un déconfinement par un couvre-feu".

"Entre les cas diagnostiqués, les cas qui ne se font pas diagnostiquer et les formes asymptomatiques, on est autour de ce nombre de cas".

Si l'hypothèse d'un reconfinement général commence à émerger, la France est déjà de fait entrée dans un confinement partiel, puisque deux Français sur trois sont désormais soumis à un couvre-feu nocturne. Aux yeux de ce médecin, le couvre-feu, imposé à 46 millions de Français depuis le week-end dernier, est "un pari risqué" car "sur le plan épidémiologique, ce n'est pas une méthode dont on connaît l'efficacité".

"Un reconfinement paraît plausible, il a été fait en Israël, en Australie avec beaucoup de succès", a également jugé l'épidémiologiste Antoine Flahault sur la chaîne télévisée BFMTV. Mais ces transferts sont plus compliqués à mettre en oeuvre cette fois-ci car la deuxième vague touche tout le territoire, avertissent les spécialistes.

L'une des solutions qu'il préconise est de ne pas rouvrir collèges, lycées et universités le 2 novembre après les vacances de la Toussaint.

Après huit malades vendredi, huit autres ont été transférés lundi de la région Auvergne-Rhône-Alpes vers des hôpitaux de Nouvelle-Aquitaine.

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