France : Une étudiante algérienne condamnée pour "apologie du terrorisme"

Hommage à Samuel Paty

Hommage à Samuel Paty

Par ailleurs, un autre jeune homme de 16 ans, également en Haute-Garonne, est poursuivi pour apologie du terrorisme pour avoir diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle il évoquait les attentats de Charlie Hebdo.

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La justice française a condamné, vendredi en comparution immédiate, une étudiante algérienne de 19 ans pour avoir appuyé, par un post sur Facebook, le meurtre de l'enseignant Samuel Paty. La jeune internaute a finalement été condamnée à quatre mois de prison avec sursis, après avoir admis devant le juge, ne pas comprendre ce qu'il l'avait amenée à écrire cela.

" Il ne mérite pas d'être décapité, mais de mourir, oui ", avait-elle écrit en commentaire sur Facebook.

D'abord placée en garde à vue, puis auditionnée, elle a été assignée à comparaître ce vendredi 23 octobre devant le tribunal correctionnel de Besançon, pour "apologie du terrorisme".

" Je regrette d'avoir écrit ce commentaire, je m'en excuse".

Affirmant qu'elle avait, elle-même "effacé le soir même " son message rédigé "trop vite et sans réfléchir ", l'accusée reconnait aussi son erreur.

"J'ai fait une très grosse erreur, ces messages ne me correspondent pas", a indiqué la jeune étudiante. De plus, elle a assuré qu'elle ignorait les circonstances précisent de la décapitation de l'enseignant lorsqu'elle a réagi sur Facebook. Il s'agissait d'un professeur qui avait montré les caricatures du Prophète ﷺ à ses élèves il y a quelques jours. "C'est un professeur qui présente son cours comme il le souhaite", a ajouté cette jeune fille issue d'une famille de musulmans qui dit " vivre (sa) religion à la maison " et avoir justement fui la violence en Algérie.

Le tribunal de Besançon (est) l'oblige aussi à effectuer un stage de citoyenneté dans les 6 mois à venir.

Pour la procureure Margaret Parietti, qui a requis six mois de prison avec sursis probatoire et 180 heures de travail d'intérêt général, " nous sommes dans un contexte où on ne peut pas écrire, dire n'importe quoi ".

" Je veux bien croire qu'il s'agit d'un dérapage, incompréhensible, d'un moment de folie pendant un accès de colère ", a toutefois tempéré la magistrate.

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