Carnage dans une école au Cameroun

Le Cameroun sous le choc après le meurtre horrible de sept écoliers

Cameroun: au moins huit enfants tués dans l'attaque...

"Il n'y a pas de mots de chagrin ni de condamnation assez forts pour exprimer mon horreur" face à cette attaque, a réagi le président de la commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat. Huit enfants ont été tués et une douzaine d'autres blessés dans cette attaque. L'attaque a eu lieu à Kumba, dans la région du sud-ouest.

Samedi aux environs de 11 heures, "un groupe de près d'une dizaine de terroristes, munis d'armes de guerre et constitués en véritable commando, a fait irruption à bord de trois motocyclettes dans l'enceinte du complexe scolaire privé dénommé Mother Francisca International Bilingual Academy et a froidement ouvert le feu sur des élèves se trouvant dans les salles de classe", a poursuivi le ministre.

" Le boycott des écoles était une stratégie des séparatistes ces dernières années". Environ sept cent mille jeunes seraient en dehors du système scolaire, dans les zones anglophones, à cause du conflit.

Le gouvernement a évoqué "un acte terroriste d'une cruauté et d'une barbarie insoutenables", tandis que Maurice Kamto, leader de l'opposition, a qualifié ce crime d'"horreur absolue".

L'on apprend alors que cette délégation est envoyée par Paul Biya, le président de la République du Cameroun pour évaluer la situation et réconforter les familles des enfants assassinés à Kumba.

Les écoles avaient déjà été une cible dans le passé récent, mais n'avaient jamais connu un massacre d'une telle ampleur.

L'attaque n'a pas été revendiquée.

Il a également insisté sur le fait que l'école était "non déclarée" et qu'il allait donner des instructions pour que "toutes les écoles du département de la Mémé soient déclarées" pour des raisons de sécurité.

Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les atrocités et les meurtres de civils par les deux camps, selon de nombreuses ONG, ont fait plus de 3 000 morts et contraint plus de 700 000 personnes à fuir leurs maisons.

En juin, trois militaires camerounais avaient notamment été inculpés de l'"assassinat" en février de civils, dont 10 enfants, dans la partie anglophone du Cameroun.

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