Ce qu'on sait de l'assaillant et des victimes — Attentat de Nice

Un policier français en faction

Un policier français en faction

Évoquant une "gangrène" qu'il est "urgent" de stopper pour "tenir debout face à ces menaces", l'association rappelle que ce genre d'attaque a déjà frappé à plusieurs reprises, ces dernières années, la communauté catholique en France.

L'identité de l'homme d'une vingtaine d'années qui a tué trois personnes ce jeudi matin à Nice n'est pas encore connue car il n'avait pas de papiers sur lui. Le parquet antiterroriste a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste". L'AFP informe que l'agresseur a dit s'appeler Brahim et avoir 25 ans. Au moins deux personnes, un homme et une femme ont été tués, et plusieurs autres blessées.

Le premier ministre Jean Castex dénonce une "attaque aussi lâche que barbare qui endeuille le pays tout entier". Le chef de l'État Emmanuel Macron a décidé de se rendre sur place. "Les chrétiens, pour les terroristes qui nous attaquent, sont une représentation de l'Occident".

"Il est clair que ceux qui ont commis une telle attaque sauvage dans un lieu de culte sacré ne peuvent s'inspirer de quelque valeur religieuse, humaine ou morale que ce soit", a-t-il ajouté. Le glas a sonné dans les églises de France à 15H00 (heure française), en hommage aux victimes de l'attaque.

"Nous condamnons l'attaque terroriste à Nice et nous nous tenons aux côtés de la France", a écrit la présidence.

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé à l'Assemblée nationale que le plan Vigipirate était relevé au niveau maximal " Urgence attentat ", sur tout le territoire. À l'intérieur de l'église se trouvent également des "objets douteux", a précisé le maire alors qu'une forte explosion résonnait derrière lui témoignant du travail des démineurs. L'attentat s'est déroulé ce jeudi matin dans un quartier populaire de la ville.

"Une dame est venue directement de l'église et nous a dit "courez courez, il y a quelqu'un qui a planté, il va y avoir des coups de feu, il y a des morts", a témoigné le serveur d'une brasserie proche de l'église, Daniel Conilh. Selon un journaliste de BFMTV, qui a recueilli le témoignage d'un secouriste, cette femme a déclaré juste avant de mourir: "Dites à mes enfants que je les aime". Il a pu voir les pompiers emporter une personne sur un brancard dans une ambulance.

"C'était la panique, les clients sont partis sans payer ils avaient peur", a expliqué le serveur.

Dernières nouvelles