Azerbaïdjan : une frappe aérienne fait 21 morts à Barda

L'Azerbaïdjan accuse l'Arménie d'avoir tué 21 civils dans une attaque de missiles

Karabakh: la capitale Stepanakert touchée par des "dizaines de missiles"

Selon le bureau du Procureur général azerbaïdjanais, cette frappe a visé un quartier commerçant et peuplé, tuant 21 civils et en blessant au moins 70.

Pour rappel, la ville azerbaïdjanaise de Barda, située non loin de Nagorny Karabakh, a été la cible d'une attaque meurtrière.

Les attaques arméniennes contre les territoires azerbaïdjanais ont fait 90 morts et 392 blessés parmi les civils, a fait savoir les autorités azerbaïdjanaises.

Le président Ilham Aliev a juré de "venger" cette attaque via des "représailles sur le champ de bataille". Elles assurent aussi avoir capturé un combattant en provenance de Syrie.

A l'issue de cette réunion, les co-présidents du groupe de Minsk (Etats-Unis, France, Russie), chargé de la médiation dans le conflit, ont annoncé que Bakou et Erevan s'étaient engagés à ne plus délibérément cibler des populations civiles, à échanger des dépouilles de combattants morts dans les affrontements et à se fournir mutuellement d'ici une semaine des listes de prisonniers, dans le but d'un éventuel échange.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan ont rencontré vendredi à Genève des médiateurs internationaux dans le cadre des efforts diplomatiques, pour l'instant vains, destinés à mettre fin au conflit du Haut-Karabakh, qui a fait plusieurs centaines de morts depuis la reprise des combats le 27 septembre.

Les deux camps ont fait état de combats se poursuivant dans plusieurs secteurs de la ligne de front de cette région montagneuse du Caucase, affirmant tous deux contrôler la situation. Lundi, l'Arménie a reconnu avoir perdu le contrôle de la ville stratégique de Goubadly, dans le sud du Haut-Karabakh, alors que les forces azerbaïdjanaises se rapprochent dangereusement d'une route vitale entre l'Arménie et cette région indépendantiste.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré la semaine dernière que, selon les informations de Moscou, le bilan des combats était de près de 5 000 morts, bien plus élevé que ce que les deux parties rapportent.

La communauté internationale s'est jusqu'à présent révélée incapable de négocier une trêve durable et une issue pacifique au conflit, l'Azerbaïdjan comme l'Arménie se montrant inflexibles.

Ces deux attaques et ces accusations mutuelles interviennent deux jours après l'échec d'un cessez-le-feu signé sous l'égide des Etats-Unis, censé être effectif lundi mais rompu quasiment dès son entrée en vigueur.

Lors d'un appel téléphonique mercredi, les chefs des diplomaties française et russe, Jean-Yves Le Drian et Sergueï Lavrov, ont souligné, selon Moscou, l'importance de "l'apparition d'une volonté politique" des deux camps pour mettre fin aux combats, et "la nécessité de nouvelles mesures concertées" au sein du Groupe de Minsk.

Dernières nouvelles