Quatre hommes en garde à vue, l'enquête se poursuit — Attaque de Nice

Des fleurs et des bougies déposées sur les marches de l'église de Notre Dame de Nice le 30 octobre 2020

La France renforce son dispositif sécuritaire face à la menace terroriste

Le ministère public près le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme a ordonné, hier vendredi 30 octobre, l'ouverture d'une enquête pour connaître toute la vérité sur l'existence du groupe terroriste "Al Mahdi dans le sud tunisien " et son implication dans l'attentat terroriste perpétré jeudi à Nice.

Vendredi vers 18h30, un deuxième homme de 35 ans, soupçonné d'avoir côtoyé l'agresseur la veille de l'attaque, a été interpellé à Nice et placé en garde à vue, selon des sources judiciaire et proche de l'enquête.

Puis c'est à 08h29, jeudi, qu'il est vu entrant dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption de Nice.

Nadine, Simone et Vincent, les trois victimesParmi eux, Vincent Loquès, le sacristain de la basilique, un quinquagénaire père de deux filles, Simone Barreto Silva, la seconde victime, une Brésilienne célibataire de 44 ans, mère de trois enfants, vivait depuis quelques années à Nice.

Le terroriste a été maîtrisé par une équipe de la police municipale, qui a fait feu sur lui à plusieurs reprises. Deux autres non utilisés ont été retrouvés parmi ses effets personnels, ainsi qu'un Coran et deux téléphones. Et si oui, qui sont ses complices? "Il a quitté le pays clandestinement le 14 septembre et a des antécédents judiciaires de droit commun de violence et de drogue" a-t-il ajouté.

Que sait-on de l'assaillant?

L'auteur de l'attaque de jeudi, un Tunisien de 21 ans, s'appelle Brahim Aïssaoui, serait arrivé en France, selon sa famille, mercredi. Il avait appelé ses parents dans la soirée pour les informer de son arrivée en France, a rapporté l'AFP qui s'est déplacée à son domicile à Sfax.

De sources française et italienne, il est arrivé clandestinement en Europe par l'île italienne de Lampedusa, le 20 septembre. Il avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes, puis visé par une obligation de quitter le territoire italien et laissé libre.

Selon Mosaïque FM, qui cite des sources judiciaires, il s'agit de Walid Saidi, l'individu qui est apparu dans la vidéo en train de revendiquer l'attaque terroriste, ainsi que celui qui l'a filmé. "Il a dit qu'il allait en France car pour le travail c'est mieux", a raconté vendredi Yassine Issaoui à l'AFP, incapable de comprendre la dérive de ce frère qu'il avait vu se tourner vers la religion depuis environ deux ans, après avoir lancé un petit débit d'essence informel.

En déplacement jeudi sur les lieux du drame, le président français Emmanuel Macron a dénoncé "un attentat terroriste islamiste", a rapporté la presse locale.

Deux semaines après l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, la tension est grande entre la France et une partie du monde musulman. L'assaillant a été blessé lors de l'intervention de la police, et il est actuellement à l'hôpital.

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