Ziad Takieddine retire ses accusations visant Nicolas Sarkozy — Financement libyen présumé

Financement libyen Takieddine retire ses accusations contre Sarkozy

France Financement libyen Takieddine retire ses accusations contre Sarkozy

A la suite de la diffusion de ces propos, l'ancien président de la République, visé par quatre mises en examen dans cette affaire, dont "association de malfaiteurs", financement illicite de campagne électorale et corruption passive, a immédiatement annoncé qu'il réclamerait sa "démise en examen", appuyé par ses soutiens au sein de la droite française. En mai 2019, il leur avait suggéré que cet argent avait servi à " financer la campagne présidentielle de 2007 ".

Ziad Takieddine, l'un des principaux témoins à charge contre Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, a retiré ce mercredi ses accusations dans une vidéo dévoilée par Paris Match et BFM TV.

"Le calendrier ne laisse que peu de doutes sur les ressorts politiques de cette affaire et l'énorme préjudice causé à Nicolas Sarkozy pose la question de la partialité de l'instruction et de la fragilisation de notre système démocratique", ont-ils ajouté, en déplorant "l'acharnement" dont Nicolas Sarkozy "a été victime".

Dès 2016, M. Takieddine avait affirmé au site d'information français Mediapart avoir personnellement remis, en 2006 et 2007, 5 millions d'euros en liquide provenant de Libye. Mais dans une courte interview accordée à Paris Match, mercredi 11 novembre, il est complètement revenu sur ses positions en affirmant que "monsieur Sarkozy n'a pas eu un financement libyen pour la campagne présidentielle, ni monsieur Kadhafi ne pouvait le faire parce qu'il ne le faisait jamais".

"Les mises en examen intervenues dans ce dossier s'appuient, conformément aux dispositions du code de procédure pénale, sur des indices graves ou concordants qui ne se limitent pas aux déclarations d'une seule personne", a-t-il écrit.

Par le canal d'un communiqué, le procureur de la République financier, Jean-François Bohnert, a fait remarquer qu'en réalité, le témoignage de Ziad Takieddine n'est pas le seul sur lequel se fonde l'accusation.

" Je le dis haut et fort, ce juge Tournaire a bien voulu tourner ça à sa manière et me faire dire des propos qui sont totalement contraires aux propos que j'ai dits".

Des accusations que balaie le procureur Jean-François Bohnert.

Défendant ensuite les conditions dans lesquelles ses déclarations successives ont été reçues par les juges, "en présence de son avocat", le PNF souligne que "M. Takieddine a disposé de tout le temps nécessaire pour relire ses procès-verbaux d'auditions avant de les signer". "Les accusations portées à l'encontre de Serge Tournaire [.] sont dépourvues de tout fondement", rejette-t-il.

"Il n'a jamais formulé la moindre observation sur le déroulement de ses interrogatoires", poursuit le communiqué.

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