Le patron d’Amazon France n’exclut pas de le repousser — Black Friday

Les colis ne craignent pas la crise

Les colis ne craignent pas la crise. Pixabay

Tandis que plusieurs fédérations de commerçants demandent à ce que le Black Friday soit repoussé, voire même annulé, le boss d'Amazon France ne ferme pas la porte à un décalage et a déclaré que cela n'était " pas encore décidé ". Au micro de RMC, Frédéric Duval le PDG d'Amazon France s'est dit " attentif à ce qui se passe "Et précise qu'il n'a encore rien décidé.

Jouer l'apaisement, et la patience. mais pas trop. D'abord parce que Black Friday est un des grands rendez-vous de l'année pour Amazon, avec Noël, et les Prime Days qui lui sont spécifiques. " Nous sommes encore à 15 jours de l'événement potentiel, nous avons le temps de prendre des décisions". Les autorités parlent régulièrement et changent d'avis parfois.

Les fédérations de commerçants souhaiteraient non seulement l'interdiction du Black Friday (avec des arguments qui peuvent s'entendre sur le niveau de concurrence), mais aussi que les boutiques en ligne se limitent aux seuls produits essentiels, ce qui sans doute complet plongerait les Français dans le noir la dépression. A contrario, le Black Friday en ligne se prépare et devrait logiquement ouvrir ses portes virtuelles le 27 novembre prochain.

Le dirigeant rappelle aussi les mesures mises en place pour aider les commerces à franchir le cap du numérique, rappelant au passage que 30% des commerçants français vendent leurs produits en ligne, contre 72% en Allemagne. Amazon France propose aux commerçants désireux de réaliser leur transition numérique de les assister en leur offrant trois mois de cotisation ou en leur donnant des crédits à leur arrivée sur la plateforme pour que leurs produits puissent apparaître en position élevée dans les algorithmes de recherche. "On va mettre plus de 300 personnes à leur disposition pour les aider", affirme le patron d'Amazon. Frédéric Duval se dit en désaccord avec les déclarations du régulateur européen: "nous faisons le contraire de ce que pense la Commission européenne ". Dans le volume d'affaires d'Amazon, la part des entreprises tierces qui vendent est passée de 3 % en 2000 à 60 % en 2019. " Selon lui, son groupe ne représente "que 1 % " du marché de la distribution en France et collabore avec 150 000 entreprises en Europe". En France, ce serait ainsi la moitié environ de son chiffre d'affaires qui viendrait de ces vendeurs. "Je suis un site internet comme les autres, il y a des distributeurs plus gros que nous ", assure-t-il encore.

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