Le site de Béthune fermera, des projets de reprise partielle — Bridgestone

La ministre de l'Industrie Agnès Pannier Runacher arrive pour une réunion sur l'évolution de l'usine Bridgestone à Béthune le 12 novembre 2020

Bridgestone Béthune: nouvelle réunion, une réponse de la direction attendue

L'usine Bridgestone à Béthune, dans le Pas-de-Calais, va donc fermer.

Depuis que le groupe japonais a annoncé, en septembre, la fermeture du site, où sont employées 863 personnes, le gouvernement et les élus locaux ont tenté de monter un plan alternatif.

"Bridgestone quitte le site de Béthune".

Ce jeudi, la ministre de l'industrie a cependant assuré: " Nous serons là aux côtés des salariés pour trouver les meilleures solutions possible (.) pour travailler sur des scénarios de reprise (.) pour faire en sorte que le plan social qui est aujourd'hui proposé soit amélioré ". "Nous allons nous battre pour que ce site reste industriel", a-t-elle ajouté, évoquant comme piste une production dans la région de batteries électriques. Ce site est effectivement en train d'être construit à l'initiative de PSA et Total.

Le président du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, esquisse, lui, un autre scénario de reprise possible.

La ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier Runacher, le président des Hauts-de France Xavier Bertrand et le maire de Béthune Olivier Gacquerre lors d'une réunion consacrée à l'usine Bridgestone au ministère de
Douche froide pour les salariés de Bridgestone à Béthune

Dans un communiqué, le manufacturier a immédiatement assuré avoir identifié "10 opportunités dont 4 projets déjà bien définis" dans la recherche d'un repreneur, se disant prêt à "céder le cas échéant le site à un concurrent". Elle aurait impliqué de réinvestir dans l'usine en vue d'y produire des pneus de plus grande taille, et plus haut de gamme. Bridgestone nous dit: "On est même prêt à ce qu'un concurrent vienne s'installer à notre place". "Dont acte", a-t-il affirmé. Et l'ancien ministre du Travail d'affirmer que l'état et les collectivités restaient prêts à mettre leur part " pour des projets de repreneurs sérieux qui ne soient pas Bridgestone", avec le même ratio d'un euro d'argent public pour un euro d'argent privé. "Le bras de fer continue" par ailleurs avec Bridgestone, "pour qu'ils mettent le maximum sur le plan social", a-t-il souligné, rejoint sur ce point par l'avocat de l'intersyndicale, Me Stéphane Ducrocq. Selon lui, le projet " tenait la route et Bridgestone l'a en 5 minutes balayé ".

"Nous n'en sommes qu'au début des négociations", a-t-il insisté, rappelant que le "site est resté admirablement calme pendant deux mois", dans l'espoir d'un sauvetage. "Sans volonté politique d'inverser la tendance, la désindustrialisation continuera", a réagi, elle, sur Twitter la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

Bridgestone ferme "après avoir touché des aides de l'Etat et investi en Pologne et Hongrie avec celles de l'UE!" On arrête quand l'hémorragie?

Député de la première circonscription du Nord et coordinateur de la France insoumise, Adrien Quatennens a quant à lui exprimé son " ras-le-bol de la déconfiture de l'État face aux multinationales.

Et pour le maire de Béthune, Olivier Gacquerre, "on a arraché une partie de notre histoire, mais maintenant il faut qu'on ait des perspectives d'avenir".

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