Covid-19: la France a "passé un pic épidémique", selon Olivier Véran

Olivier Véran le ministre de la santé se rend à Lyon pour évoquer les transferts de patients afin de réduire la tension dans les services de réanimation en Auvergne-Rhône-Alpes

Covid-19: la France a "passé un pic épidémique", selon Olivier Véran

"Tout porte à croire que nous avons passé un pic épidémique, explique-t-il dans une interview aux journaux régionaux du groupe Ebra. Le virus commence à moins circuler". "Nous reprenons le contrôle sur l'épidémie, c'est une bonne nouvelle, a ajouté le ministre de la Santé".

Dimanche, le nombre d'entrées en réanimation était notamment au plus bas depuis trois semaines, avec 270 nouveaux patients en 24 heures, alors qu'il n'avait cessé d'augmenter depuis début août. C'est en tous les cas ce que pourrait laisser entendre la diminution du nombre de nouveaux cas, de même que la baisse du taux d'incidence, ainsi que l'affirmait hier le ministre de la Santé.

"Mais nous n'avons pas encore vaincu le virus". Dimanche, Santé publique France a fait état de 17 390 nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours, une tendance à la baisse depuis le 9 novembre.

Des signes d'amélioration et un pic épidémique atteint qui ne doivent toutefois pas donner lieu à un relâchement. "[.] Clairement, il est trop tôt pour crier victoire et relâcher nos efforts", a mis en garde Olivier Véran. Malgré une fiabilité moins grande que celle des tests PCR, Olivier Véran "croit beaucoup aux tests antigéniques" car ils font gagner un "temps précieux" dans la détection des personnes positives au Covid-19. "Un résultat négatif n'est pas fiable à 100%, et pourra être confirmé en laboratoire en cas de symptômes ". Il rajoute que " la plupart des scientifiques considère qu'un test antigénique négatif chez une personne asymptomatique impliquerait une charge virale faible.

Après la flopée d'annonces la semaine dernière sur la progression de vaccins contre le Covid-19, Olivier Véran avance là aussi avec prudence. Olivier Véran indique qu'une "campagne de vaccination ne commencera que quand nous aurons toutes les garanties de vacciner en toute sécurité la population".

Olivier Véran a également noté la possibilité que "d'ici le début de l'année prochaine, trois ou quatre laboratoires" demandent "une autorisation de mise sur le marché " en France.

En effet, "il serait irresponsable de lever ou d'alléger le dispositif dès maintenant", a déclaré le Premier ministre, Jean Castex, jeudi 12 novembre en conférence de presse.

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