Le procès d'un carnage évité s'ouvre lundi à Paris — Attaque du Thalys

La police scientifique française relève des indices à bord du train Thalys à Arras dans le nord de la France après une tentative d'attentat le 22 août 2015

Attaque du Thalys : le procès d'un carnage évité s'ouvre lundi à Paris

Le carnage a probablement été évité de justesse, grâce à l'intervention de passagers qui ont maîtrisé le tireur.

Le procès de l'attaque déjouée du Thalys s'ouvre ce lundi 16 novembre aux assises spéciales de Paris. Soupçonné d'avoir coordonné les attentats du 13 novembre 2015, Abaaoud avait été tué trois jours plus tard à Saint-Denis. Ayoub El Khazzani, un Marocain de 25 ans, monte en gare de Bruxelles dans le train Amsterdam-Paris. Quand la porte s'ouvre et qu'ils se retrouvent face à cet homme torse nu, armé, "l'air en transe", ils croient d'abord à une plaisanterie. Mais dès qu'il sort des toilettes où il s'est préparé, un premier passager tente de l'immobiliser, puis un deuxième agrippe sa kalachnikov. Ayoub El Khazzani sort son pistolet, lui tire dans le dos, et récupère le fusil d'assaut. Trois touristes Américains, dont deux militaires, se jettent alors sur le tireur, qu'ils finissent par assommer et ligoter avec l'aide d'autres passagers. Ils l'assomment et le ligotent avec des cravates de passagers.

"Il avait assez de munitions pour tuer 300 personnes", insiste Me Thibault de Montbrial, qui représente les Américains et ne doute pas qu'un "attentat de masse" a été évité. En 2018, Moogalian, sa femme et les trois jeunes Américains avaient joué leur propre rôle dans un film de Clint Eastwood, "Le 15h17 pour Paris". Le réalisateur américain de 90 ans devrait être entendu comme témoin par visioconférence.

Recruté en Turquie par Abdelhamid Abaaoud et formé au combat en Syrie, Bilal Chatra, 19 ans à l'époque, avait joué le rôle d'éclaireur sur la route des migrants entre la Turquie à l'Allemagne.

Également dans le box, trois hommes accusés d'avoir aidé el-Khazzani et Abaaoud à arriver en Europe, dont Mohamed Bakkali, logisticien présumé des attentats du 13-Novembre. Tous les deux le démentent. Il doit durer jusqu'au 17 décembre.

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