L’aveu de Ségolène Royal — Caricatures de Mahomet

Ségolène Royal

Certaines caricatures de Mahomet sont insultantes estime Ségolène Royal

L'invitée de La Matinale, une émission de la chaîne d'informations, rappelle par ailleurs que la devise française est: Liberté, Egalité, Fraternité.

"Je ne suis pas pour l'interdiction des caricatures, mais je ne suis pas pour cautionner et dire que les caricatures, c'est bien", dit-elle ce lundi 16 novembre dans une interview à CNews. Je pense que certaines caricatures de Mahomet sont insultantes. Elle estime toutefois qu' Emmanuel Macron "a fait une erreur, sans doute sous le coup de l'émotion (.) parce qu'il a dit 'je vais continuer avec les caricatures'" lors de la cérémonie en hommage à Samuel Paty enseignant de 47 ans, sauvagement assassiné à la sortie de son collège de Conflans-Sainte-Honorine.

"Je pense que certaines [caricatures] sont insultantes", estime l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, en citant pour exemple "les caricatures pornographiques". Lors des obsèques du professeur, le président Emmanuel Macron a réaffirmé le droit à la liberté d'expression en France, pays laïc, et notamment le droit au blasphème.

" Toute liberté d'expression dans le droit français est limitée par l'interdiction de l'injure publique ou de la mise en danger d'autrui".

D'après l'ancienne ministre, un chef d'État "continue avec la liberté d'expression mais pas avec les caricatures qui blessent des millions de personnes à travers le monde". Et les devoirs installés par la République, c'est la fraternité qui vient rééquilibrer la liberté. Donc la liberté oui, mais la liberté ce n'est pas le droit de faire n'importe quoi (...) Il y a des droits et des devoirs. C'est l'interdiction de choquer, d'humilier, d'insulter. L'ancienne ministre dit "comprendre" que "certains se sentent insultés, y compris des musulmans qui ne sont absolument pas ni intégristes ni radicaux", dans une interview accordée à Cnews.

Pour Mme Royal, la fraternité doit avoir pour conséquence "la prise en considération de la souffrance des autres pour pouvoir rectifier un certain nombre de choses". En janvier 2006, M. Chirac alors président de la France, avait condamné la publication des caricatures par Charlie Hebdo.

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