Une pétition d'élus et de personnalités pour un "Noël sans Amazon"

Deux employés d'Amazon à l'entrepôt de Bretigny-sur-Orge non loin de Paris le jour de son inauguration

Deux employés d'Amazon à l'entrepôt de Bretigny-sur-Orge non loin de Paris le jour de son inauguration

"Cher Père Noël, cette année, nous prenons l'engagement d'un #NoëlSansAmazon", avancent les signataires de la pétition. Mais aussi, des députés et des représentants de la gauche et des écolos comme le maire de Grenoble et Poitier Eric Piolle et Léonore Moncond'huy (EELV), le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard.

France Nature Environnement, Greenpeace, la Confédération des commerçants de France et le Syndicat de la librairie française font partie des associations signataires, tout comme le réalisateur Cyril Dion, la romancière Christine Orban, le chansonnier François Morel ou le dessinateur Philippe Geluck.

Un Noël sans Amazon sous le sapin.

Les pétitionnaires qui dressent un sombre tableau des conséquences sociales, fiscales et environnementales du développement d'Amazon, plaident pour privilégier le recours aux commerces de proximité ou à l'économie circulaire pour les cadeaux de Noël. "Ce n'est pas qu'un appel à ne pas commander sur Amazon, c'est aussi une pétition positive au bénéfice des commerçants de proximité et d'un e-commerce plus durable", avance Matthieu Orphelin.

"Les signataires appellent à passer des lois " qui profitent à notre économie et pas à la fortune délirante de Jeff Bezos " et " surtout, surtout, des dirigeants politiques qui osent lui faire face, qui osent mener la bataille contre ces +adversaires de l'Etat+ ".

Dénonçant les dégâts sociaux et environnementaux de l'entreprise américaine, ils estiment que "pour faire face à l'urgence, une taxe exceptionnelle sur le chiffre d'affaires d'Amazon et des autres profiteurs de la crise est indispensable". "Sans cette entreprise prédatrice des emplois (1 emploi créé chez Amazon, c'est entre 2,2 et 4,6 emplois détruits sur nos territoires), prédatrice du commerce, prédatrice des terres (en comptant les entrepôts Amazon actuellement en projet, l'entreprise occupera à elle seule 2 000 000 m2 de terres en France, soit l'équivalent de 185 terrains de football!), prédatrice des aides publiques, utilisatrice des infrastructures publiques sans participer à leur financement".

Dans une tribune publiée par franceinfo, et signée par des responsables politiques, des ONG, des syndicalistes ou encore des éditeurs, l'association Attac appelle à imposer une taxe exceptionnelle sur les ventes d'Amazon. Selon eux, le "développement accéléré (d'Amazon) se fait aux dépens des engagements climatiques de notre pays", mais aussi des "revendications salariales" qui "sont balayées d'un revers de main".

La ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, juge qu'il "serait idéal de pouvoir permettre quelques réouvertures" de commerces le 1er décembre, mais elle a souligné que l'"on n'y est pas encore", lundi sur France Info.

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