Brigitte Bardot vole au secours du chien Curtis — Mort d’Elisa Pilarski

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Brigitte Bardot interpelle Éric Dupond Moretti pour sauver le chien Curtis condamné à mort

"Nous avons besoin de connaître la vérité, cette affaire dramatique a encore bien trop de zones d'ombre sur lesquelles il faut faire la lumière", alerte Brigitte Bardot dans une lettre adressée au garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, lundi 16 novembre.

Un an après le décès d'Élisa Pilarski, retrouvée morte dans la forêt de Retz tuée par le chien de son compagnon selon plusieurs expertises, Brigitte Bardot et sa fondation ont posté une lettre ouverte sur Twitter. Les expertises réalisées, soit les tests ADN et les expertises vétérinaires, "tendent à démontrer l'implication exclusive" de Curtis, chien de son compagnon, un American Pitbull Terrier provenant d'un élevage des Pays-Bas sans "qu'aucun élément" ne mette en cause les chiens de chasse à courre, présent dans les parages du drame ce jour-là. D'après ce dernier, la jeune femme lui aurait téléphoné pour lui dire qu'elle avait été mordue par des chiens qui, selon lui, participaient à une chasse à courre qui se tenait à proximité ce jour-là.

"Je connais votre passion et votre militantisme pour la chasse, la corrida et autres pratiques que je dénonce, je fais appel non pas à l'homme mais au ministre".

Elisa Pilarski, une femme enceinte de 29 ans, a été retrouvée morte dans l'Aisne, à la suite de morsures de chien. "Il n'aurait jamais tué Elisa", avait déclaré Christophe Ellul, lors d'une conférence de presse à Bordeaux au côté de son avocat.

Brigitte Bardot demande en outre à ce que le chien Curtis ne soit pas euthanasié, considérant sa culpabilité comme "loin d'être établie". "Le ton de la lettre est donné: "pour Brigitte Bardot, rien ne prouve à l'heure actuelle que le coupable de la mort d'Elisa Pilarski soit Curtis. " Curtis est aujourd'hui le coupable idéal, mais nous savions tous qu'une meute livrée à elle-même, comme celle du " rallye de la passion " lors du drame, en l'absence du piqueux malade ce jour-là, représente un danger réel, si les chasseurs étaient moins malhonnêtes, ils le reconnaîtraient eux-mêmes ". "Monsieur le Ministre, nous ne saurons peut-être jamais ce qui s'est réellement passé le 16 novembre 2019 en forêt de Retz, mais il serait doublement criminel d'accuser et de condamner à mort un innocent". "Curtis n'a jamais été méchant, il aimait Elisa, il n'était pas agressif", a-t-il insisté, assurant même que la jeune femme, "avait une fusion avec lui parce qu'elle était tombée amoureuse".

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