Donald Trump s'englue dans ses accusations de fraude électorale

La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, a expliqué le président Donald Trump

La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, a expliqué le président Donald Trump

Il y a eu des irrégularités et des fraudes massives - y compris des votes de personnes décédées, des observateurs auxquels l'accès aux bureaux de vote a été interdit, des "pépins" dans les machines de vote qui ont changé des votes de Trump à Biden, des votes tardifs et bien d'autres choses encore, a lancé Donald Trump, contredisant les conclusions maintes fois présentées par celui qu'il vient de mettre à la porte. Toujours déterminé à ne pas reconnaître sa défaite face à Joe Biden, invoquant une fraude pourtant contestée par les agences du gouvernement fédéral, le futur ex-président limoge à tout-va depuis une dizaine de jours.

" La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu'il y a eu des irrégularités et des fraudes massives ", a écrit le président sortant dans un tweet".

Sans preuve, Donald Trump accuse un fabricant canadien de machines pour compter les votes d'avoir comploté contre lui dans l'élection présidentielle du 3 novembre.

"Ce fut un honneur", a réagi l'intéressé dans un tweet assorti du mot-dièse #Protéger2020.

"Pathétique" L'annonce de Donald Trump a immédiatement été dénoncée par l'opposition démocrate qui appelle à accélérer le processus de transition vers la présidence de Joe Biden.

Sur son compte Twitter personnel, Chris Krebs s'est dit honoré d'avoir servi son pays. L'ancienne candidate démocrate à la présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren, qualifie pour sa part le limogeage "d'abus de pouvoir" par un président "faible et désespéré".

Chris Krebs dirigeait cette agence depuis sa création, en 2018, par l'administration Trump.

Si une poignée d'élus républicains du Congrès ont rapidement reconnu la victoire du démocrate, de nombreux autres sont restés silencieux ou ont soutenu publiquement les accusations de fraudes lancées par Donald Trump. Et les partisans du président, une marée de casquettes rouges "Make America Great Again", auprès de qui Donald Trump n'a cessé de s'entourer dans les dernières heures de sa campagne, continuent d'être bombardés de demandes de participation financière pour "défendre l'élection". Son numéro 2, Matthew Travis, a annoncé sa démission mardi soir.

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