Pour Emmanuel Macron, "il n'est pas question de déconfiner" — Coronavirus

Covid-19 Macron attendu pour donner

Le président Emmanuel Macron s'exprime lors d'une visioconférence au G20 depuis l'Elysée le 17 novembre 2020

Près de 300 malades du Covid-19 sont décédés au cours des dernières 24 h, mais le nombre de patients en réanimation poursuit sa décrue pour le cinquième jour consécutif, selon les statistiques officielles publiées samedi.

L'exécutif n'envisage pas pour autant à ce stade la fin du confinement, selon le JDD qui cite dans le même article le ministre de la Santé Olivier Véran: "Aujourd'hui, le niveau de circulation du virus dans le pays est le même qu'au moment du couvre-feu".

"Rien n'est pire que l'incertitude" dit ce matin Emmanuel Macron dans le Journal du dimanche, deux jours avant son allocution, mardi soir à 20 heures, pour présenter les prochaines étapes dans la gestion de la crise sanitaire. "C'est difficile, car la pandémie est par essence imprévisible et mondiale". "Savoir ensemble où nous allons et comment y aller", ajoute-t-il. Cette fois, c'est une progression de trois points qu'enregistre, avec le deuxième confinement, Emmanuel Macron, selon notre baromètre Ifop.

Néanmoins, le chef de l'Etat veut rester optimiste et confiant. Les crises peuvent être, à la fin, des accélérateurs de progrès. Avant cela, la première de ces trois phases devrait être marquée par une réouverture de tous les commerces, avec un protocole d'accueil renforcé, peut-être dès le 28 novembre.

Les "assouplissements (.) se feront en trois étapes au regard de l'évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités: d'abord autour du 1er décembre, puis avant les congés de fin d'année, puis à partir de janvier 2021", a expliqué au JDD le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Pour ce qui est des bars et des restaurants, ils "continueront à connaître des restrictions" confirme-t-il.

Une posture qui ne nuit pas pour l'instant à Emmanuel Macron, dont la popularité progresse dans une série de sondages.

Les lieux de culte pourraient également être concernés par cet assouplissement autour du 1er décembre.

Parallèlement, il a assuré que le confinement et la limitation des déplacements resteront en vigueur.

Sur la question des vaccins, l'Hexagone a pour le moment trois contrats "signés, au moins trois autres très avancés et d'autres en discussion", ceci avec "en moyenne 30 millions de doses par contrat".

Les prises de position venant de ces secteurs se sont multipliées ces derniers jours pour attirer l'attention de l'exécutif sur leurs difficultés, tandis que montait la critique des oppositions.

Le porte-parole juge par ailleurs "intéressante", "à titre personnel", la possibilité de rendre obligatoire l'isolement des cas positifs et des cas contacts.

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