Un premier élevage de visons contaminé au Covid-19 en France

La France a détecté un premier cas de contamination au Covid-19 dans un élevage de vison entraînant l’abattage de 1000 animaux en Eure-et-Loir

Un premier élevage de visons contaminé au Covid-19 en France, 1.000 bêtes abattues

La France a à son tour détecté la présence du nouveau coronavirus dans un élevage de visons d'Amérique en Eure-et-Loir, un des quatre encore présents sur le territoire national, annonce dimanche le ministère français de l'Agriculture.

En France, des mesures de surveillance et de sécurité renforcées (masques, lavage des mains, etc.) ont été mises en place dans ces installations en mai, après une alerte lancée en avril par les Néerlandais, a indiqué le gouvernement dimanche.

Sur les trois autres élevages, l'un est indemne et " des analyses sont encore en cours dans les deux derniers ", dont les résultats sont attendus dans la semaine, précise leur communiqué conjoint.

Ce type de contaminations de visons par le SARS-CoV-2 a été principalement observé au Danemark, mais aussi dans d'autres pays européens comme les Pays-Bas ou la Suède. Des cas ont également été décelés aux États-Unis. Un millier d'animaux de cet élevage ont été abattus.

Il est la seule espèce connue à ce jour à l'origine de contamination interespèces, en l'occurrence vers l'Homme et le chat, rappelle l'Anses, qui dans un avis récent a pointé le fait qu'aujourd'hui les animaux ne jouent pas de rôle dans la propagation du Covid-19. Il affirme qu'"en aucun cas les autorités sanitaires internationales ne recommandent de fermer ou d'abattre les visons d'élevage qui sont dans des élevages où il n'y a pas de cas de Covid-19".

Le gouvernement français a aussi souligné ce dimanche 22 novembre l'importance des gestes barrières dans ce contexte pour protéger les visons d'une contamination à partir du personnel des élevages, mais aussi, par précaution, pour éviter les contacts entre animaux éventuellement infectés et le personnel.

L'affaire a aussi pris une tout autre ampleur quand Copenhague a ordonné début novembre l'abattage de tous ces animaux.

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