L'Inde prioritaire — Vaccin AstraZeneca-Oxford

Le laboratoire a annoncé la semaine dernière que son candidat vaccin était efficace à 94,5 % sur la base des données provisoires issues d'essais cliniques avancés

Covid-19 : le vaccin développé à l'université d'Oxford est «hautement efficace»

"Ces résultats démontrent que nous disposons d'un vaccin efficace qui sauvera beaucoup de vies". Dans le détail, l'efficacité monte néanmoins à 90% pour un échantillon de personnes (3.000 sur les 20.000) qui ont reçu une demi-dose puis une dose un mois plus tard, ce qui permettrait de vacciner davantage de monde. L'hypothèse privilégiée par les scientifiques d'Oxford est qu'administrer une dose plus petite permettrait de répliquer la première réaction du système immunitaire à un virus. Il est difficile de comparer les résultats d'AstraZeneca aux autres compagnies pharmaceutiques. Elle avait ainsi plus de chances de trouver des cas asymptomatiques que Moderna ou Pfizer/BioNTech, qui n'avait pas le même protocole, explique le New York Times.

AstraZeneca estime dans le communiqué que son vaccin est "hautement efficace" pour prévenir la maladie, notant qu'aucun participant aux essais n'a développé de formes sévères ou n'a dû être hospitalisé. Le vaccin peut être conservé, transporté et utilisé à des températures de réfrigération normales, entre 2 et 8°C, soit la température d'un réfrigérateur domestique, et ce, pendant au moins six mois. Par ailleurs, ce vaccin est moins cher à fabriquer et surtout plus facile à conserver, ce qui faciliterait sa diffusion dans le monde entier.

Lors d'une conférence de presse en ligne, Andrew Pollard, professeur à l'université d'Oxford a expliqué que le sous-groupe qui a montré 90% d'efficacité portait sur plus de 3.000 personnes.

Un vaccin beaucoup moins cher.

La Commission européenne a conclu un accord avec Moderna pour la fourniture de son vaccin contre le Covid-19.

Le président d'AstraZeneca France a aussi indiqué que le vaccin, une fois homologué, sera mis à disposition "à prix coûtant", c'est-à-dire un prix qui correspondra au coût de la production.

Avant cette annonce, la Commission européenne avait déjà signé cinq contrats pour précommander des vaccins: avec le suédo-britannique AstraZeneca et l'américain Johnson & Johnson (jusqu'à 400 millions de doses auprès de chacun), le duo franco-britannique Sanofi-GSK (jusqu'à 300 millions de doses), le duo américano-germanique Pfizer-BioNTech(jusqu'à 300 millions de doses) et enfin avec l'allemand CureVac (jusqu'à 405 millions de doses).

Aux Etats-Unis, les autorités espèrent commencer les vaccinations mi-décembre, dans l'espoir de parvenir au printemps à l'immunité collective. En cas d'approbation par les autorités sanitaires locales, le Royaume-Uni se dit prêt à distribuer le vaccin dès le mois de décembre.

L'Agence européenne des médicaments (EMA), qui examine les demandes d'autorisation de trois candidats, a déclaré lundi qu'elle pourrait approuver les premiers vaccins contre le Covid-19 d'ici la fin de l'année ou début 2021.

Dernières nouvelles