La concentration en CO2 a atteint un record

Le confinement n'aura finalement pas l'impact attendu sur les gaz à effet de serre dans le monde

Le confinement n'aura finalement pas l'impact attendu sur les gaz à effet de serre dans le monde. Illustration Pixabay

"Le ralentissement industriel dû à la pandémie de Covid-19 n'a pas permis de freiner l'augmentation record des niveaux de gaz à effet de serre, lesquels emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère, font monter les températures et intensifient les conditions météorologiques extrêmes, la fonte des glaces, l'élévation du niveau de la mer et l'acidification des océans", précise l'OMM ce lundi 23 novembre dans un communiqué.

Dans ce sens, Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM, a tenu à saluer, lors d'une conférence de presse, les décisions prises par certains pays, dont ceux de l'Union européenne, afin de relancer l'économie de façon plus verte, ainsi que les "objectifs ambitieux" de plusieurs Etats des Etats-Unis en matière d'économie verte, et la décision prise par le président élu américain Joe Biden de retourner dans l'accord de Paris sur le climat.

Les effets bénéfiques du confinement sur l'environnement auront été de courte durée. La baisse des émissions liée au confinement ne représente qu'un petit point sur la courbe à long terme.

Pour rappel, en plein confinement et arrêt des activités économiques, les émissions quotidiennes mondiales de CO2 ont enregistré une diminution allant jusqu'à 17% en raison du confinement, toutefois, l'OMM juge très difficile d'estimer la réduction annuelle totale des émissions en 2020.

Mais cela ne fera pas baisser les concentrations de CO2 dans l'atmosphère, a-t-il déclaré, avertissant que l'impact sur les concentrations n'était "pas plus important que les fluctuations normales d'une année à l'autre". Elle ne diminuera pas les concentrations de CO2 qui continueront à augmenter mais à un rythme plus restreint de 0,08 à 0,23 ppm de moins par an.

Cependant, le taux d'accroissement de la concentration de protoxyde d'azote, à la fois un gaz à effet de serre et un produit chimique appauvrissant la couche d'ozone, est resté pratiquement égal à la moyenne des dix années précédentes.

Selon le Bulletin annuel de l'Organisation météorologique mondiale, après une augmentation brutale en 2019, la hausse de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère s'est poursuivie cette année malgré des économies à l'arrêt ou presque.

"Nous avons franchi le seuil mondial de 400 parties par million en 2015".

"Le dioxyde de carbone demeure pendant des siècles dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans les océans".

Le deuxième gaz à effet de serre le plus répandu dans l'atmosphère est le méthane - émis en partie par le bétail et la fermentation des rizières - qui est responsable d'environ 16 pour cent du réchauffement.

Ces dernières années, l'accélération a été vertigineuse.

Dernières nouvelles