Évacuation de migrants à Paris : des policiers sous enquête pour " violences "

Paris. Évacuation de migrants deux enquêtes à Paris visent des policiers pour violences

À Paris, la police expulse un camp d'exilés et les pourchasse dans les rues

Les vidéos qui montrent des policiers usant de la force sur des journalistes ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux et suscité l'indignation.

La première enquête concerne des faits qui se sont produits dans le quartier Beaubourg à Paris: un homme vêtu de blanc, encerclé par un groupe de policiers, parvient à s'enfuir avant de chuter lourdement lorsqu'un policier en uniforme tend sa jambe sur son passage.

"Notre journaliste Rémy Buisine a été molesté à plusieurs reprises par un policier", avait déclaré sur Twitter le média mardi au sujet de ces faits, qui font désormais l'objet d'une enquête confiée par le parquet à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Plusieurs centaines de migrants, en errance depuis l'évacuation d'un important camp d'exilés la semaine dernière, ont monté lundi un nouveau campement dans le centre de Paris que les forces de l'ordre ont démantelé sans ménagement dans la soirée en faisant usage de gaz lacrymogène.

Après l'ouverture d'une enquête suite au croche-pied fait à un migrant par un policier, une enquête a également été ouverte pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" contre le journaliste Rémy Buisine lors de l'évacuation mouvementée d'un camp à Paris.

"Ça a dérapé totalement", a-t-il relaté mardi matin sur Europe 1.

Sur fond de tensions, la soirée se poursuit: les forces de l'ordre s'emparent des tentes avant de les ranger dans des camions.

Dans la nuit, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait évoqué, sur Twitter, des images "choquantes", annonçant avoir demandé "un rapport circonstancié sur la réalité des faits au Préfet de police d'ici demain midi" avant "des décisions dès sa réception".

Selon le parquet de Paris, deux gardes à vue étaient par ailleurs en cours mardi pour des faits de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, lors de cette évacuation.

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