Covid-19 en France: où se contamine-t-on?

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   Douleur pour les trois premiers mois de 2021 soulagement du stress en milieu d’année

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L'étude ComCor, publiée jeudi 17 décembre, dresse un panorama sur les circonstances et les lieux de contamination au Covid-19 en France.

Le Premier ministre, Jean Castex, invité d'Europe 1 mardi matin, a en effet précisé que les décisions du gouvernement s'appuyaient sur une vaste étude. Ces travaux, on vient de le dire, ne concernaient que les États-Unis.

Cette étude, selon des informations d'Europe 1, permet d'apprendre où nous nous contaminons en majorité, comment attrape-t-on réellement le coronavirus et qui sont les principaux malades.

Le principal lieu de contamination est notre domicile qui représente 2/3 des contaminations via notre conjoint ou sa conjointe.

A l'extérieur du foyer, les contaminations sont plus nombreuses lors des contacts avec la famille élargie, les collègues sur le lieu de travail et enfin les amis.

Elles pointent, dans les enquêtes réalisées, un échantillon "non représentatif" de la population, une méthode qui "n'a rien de scientifique" car elle recueille des déclarations de personnes "qui dans deux cas sur trois ignorent encore la personne source de leur contamination", et une période où leurs établissements étaient soit fermés soit "astreints à une activité très réduite". Avec des proches, le port du masque est moins respecté. L'étude confirme également que les repas jouent un rôle central dans les contaminations. Une autre variable est importante: le retard à l'isolement. Seulement 42 % des personnes interrogées se sont isolées dès les premiers jours des symptômes. "Mais " il faut être prudent " dans l'interprétation de ces résultats " sur un sujet éminemment sensible ", insiste auprès de l'AFP Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique qui guide le gouvernement. Alors qu'une partie de l'étude a été menée pendant le confinement, Arnaud Fontanet suppose que "beaucoup de contaminations dans les bars et restaurants sont dues à des événements clandestins".

Les professions les plus touchées par le virus sont les commerciaux, les personnels de santé, les cadres administratifs, les ouvriers et les chauffeurs, qui côtoient beaucoup de gens avec une certaine proximité.

Toujours selon cette étude, la fréquentation des restaurants, bars et autres salles de sport multiplient aussi les risques d'infections. A noter que les enseignants et le milieu universitaire ont été les plus épargnés. "Cette étude n'est pas sérieuse, on veut prouver sans preuves, c'est une insulte aux professionnels", a déclaré Didier Chenet, président du GNI.

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