Covid-19: l'Europe attend toujours un feu vert pour le vaccin Moderna

Covid-19 : que faut-il savoir du vaccin AstraZeneca  Oxford 

520 000 doses du vaccin britannique sont déjà prêtes à être distribuées ce début janvier au Royaume-Uni

D'autres concurrents ne devraient cependant pas tarder à arriver.

Au 1er janvier, seules 516 personnes avaient été vaccinées, soit bien moins qu'en Allemagne, où plus de 200.000 vaccinations ont été enregistrées.

Néanmoins, d'autres vaccins pourraient également venir renforcer la campagne française. Mais d'autres pré-commandes ont été passées auprès d'autres laboratoires: AstraZeneca, Janssen et CureVac.

L'Agence européenne des médicaments (EMA), qui coordonne et supervise les nouveaux traitements dans l'Union européenne, avait annoncé qu'elle se prononcerait sur le vaccin Moderna lundi 4 janvier. Mais les discussions n'ayant pas abouti, elles se poursuivront mercredi. La décision du régulateur européen, basé à Amsterdam, est donc attendue dans la semaine.

Le Royaume-Uni est devenu lundi 4 janvier le premier pays à administrer à sa population le vaccin du laboratoire britannique AstraZeneca et de l'Université d'Oxford contre le Covid-19, alors que les campagnes de vaccination s'accélèrent et les mesures de restriction continuent dans le monde pour faire face à la pandémie.

"Un premier bilan sera apporté dès demain, puis de façon quotidienne dans le cadre de la communication du ministère et de Santé publique France ", a déclaré Thomas Fatome, à l'occasion de la présentation du nouveau système d'information "Vaccin Covid ". Mais l'avantage est que la formule de Moderna peut être conservée à - 20 °C, et non - 70 °C comme pour le remède de Pfizer qui a forcé le groupe à développer des containers spécifiques pour le transport.

Brian Pinker, Britannique de 82 ans, a reçu à l'hôpital Churchill de l'université d'Oxford la première injection de ce vaccin, dont 520.000 doses sont prêtes à être distribuées au Royaume-Uni.

La campagne de vaccination a commencé le week-end des 26-27 décembre dans la plupart des pays de l'UE, après le feu vert au vaccin Pfizer-BioNTech, mais la lenteur du processus suscite des critiques aussi au niveau européen.

Son autorisation au sein de l'Union européenne ne devrait pas intervenir en janvier, selon l'Agence européenne des médicaments. L'Europe attend courant janvier les résultats de la phase 3 qui a été relancée.

Le vaccin de Janssen Pharmaceutica, filiale belge du groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson, fait appel à un vecteur adénoviral, comme celui de AstraZeneca. Il ne devrait pas être autorisé avant avril. La France en a déjà précommandé 8,4 millions de doses, rapporte LCI.

La biotech allemande CureVac développe quant à elle un vaccin à ARN messager, similaire aux vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna. Avec un nombre quotidien de contaminations variant entre 3 000 et plus de 21 000 cas ces deux dernières semaines, les chiffres de suivi de l'épidémie restent loin de l'objectif des 5 000 cas quotidien fixé par le gouvernement. La conduite du programme "est retardée afin d'améliorer la réponse immunitaire chez les personnes âgées", ont indiqué les groupes qui tablent désormais sur une mise à disposition du vaccin au quatrième trimestre l'an prochain, alors qu'ils visaient initialement une demande d'homologation au premier semestre de 2021.

L'Union européenne a réservé 300 millions de doses à Sanofi et GSK pour 2021.

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